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Il n’est jamais trop tard pour agir, surtout s’il s’agit de bien faire. Cet adage, des députés de la majorité libérale l’ont fait leur. Ils comptent désormais se départir de la démarche de l’Assemblée nationale, et du régime de Wade en général. De sources dignes de foi, une sorte de « syndicalisation » est en train de miner la marche de l’hémicycle parlementaire ; et pour cause. Un mouvement de députés frondeurs a déjà vu le jour, dirigé par un député libéral, syndicaliste de son état. L’histoire semble ainsi se répéter après la fronde de la bande à Omar Sarr ayant rejoint Idrissa Seck, celle de 2007, tuée dans l’œuf et, dans une moindre mesure, la dissidence de Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô, littéralement « chassés » de l’hémicycle à cause de leur soutien manifeste à Macky Sall. Aussi, cette nouvelle fronde intervient-elle à un peu plus de trois mois seulement après la rencontre du mois d’octobre dernier, au cours de laquelle, des députés libéraux avaient fait le procès de Doudou Wade. Le président du groupe parlementaire « Liberté démocratie », qui serait à l’origine de « tous les mots » dont souffre l’Assemblée, avait été la risée de ses collègues. Et, la quasi-totalité des mouvements de révolte à l’Assemblée a souvent pour origine une « disproportion » notable dans la répartition des privilèges entre parlementaires. « Si les membres du Bureau se prélassent en seigneurs avec des salaires rarement inférieurs à deux (02) millions, les autres récoltent des miettes », renseignent nos sources.
Une forte adhésion
Si les précédentes insurrections n’ont pas connu une forte adhésion, celle-ci a pour sa part, battu les records. En effet, selon nos interlocuteurs, la présente dissidence se différencie des autres par une majorité mécanique : « Le groupe est pour le moment composé de 37 députés », confient-ils. En outre, la stratégie adoptée par ce groupe des 37 est inspirée par la jurisprudence « Omar Sarr et Cie » d’une part, et « Mbaye Ndiaye-Cissé Lô » de l’autre. La leçon est d’autant plus maîtrisée que les nouveaux frondeurs ont contribué à la descente aux enfers de leurs anciens collègues. Ainsi, pour éviter un sort similaire, « la déclaration de guerre ne sera effective qu’à quelques semaines de la présidentielle », révèlent nos sources. Une telle méthode aurait le mérite d’empêcher leur exclusion de l’Assemblée nationale, les forces étant plutôt tournée vers la campagne électorale pour la présidentielle. Néanmoins, d’autres sources évoquent ici une sorte de « fuite en avant du groupe des 37, qui ont attendu le mauvais temps pour vouloir quitter le navire ». Mais, qu’à cela ne tienne : « Ne croyant plus en la bonne étoile de Wade, et ahuri par le mode de choix des membres du directoire de campagne, le groupe des 37 a déjà entamé des pourparlers avec certains chefs de l’opposition en perspective de la présidentielle ». Pour le moment, un pacte sacré de confidentialité aurait lié les frondeurs, qui légitiment les vagues de protestations populaires nées de la cherté de la vie et des coupures d’électricité », concluent nos sources.
6 Commentaires
Valenciennes
En Février, 2011 (11:07 AM)Al
En Février, 2011 (11:46 AM)Al Ma So
En Février, 2011 (12:40 PM)Gert
En Février, 2011 (13:03 PM)Xalaas
En Février, 2011 (13:49 PM)Xalaas !
Mo
En Février, 2011 (01:31 AM)Participer à la Discussion