"Nous allons poursuivre le rapatriement et nous avons prévu de l’améliorer, pour régler le problème (du passif humanitaire, ndlr)", a déclaré Mohamed Ould Abdel Aziz, à la tête d’un Haut conseil d’Etat formé de 11 militaires.
"Les Mauritaniens veulent dépasser ces problèmes qui doivent être réglés et le seront", a-t-il ajouté, interrogé sur la politique de rapatriement engagée sous la présidence de Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
Ces opérations visent le retour dans leur pays de quelque 24.000 Négro-Mauritaniens qui avaient fui ou avaient été chassés de chez eux après des violences interethniques entre 1989 et 1991.Mais le directeur de l’agence nationale pour l’accueil et l’insertion des réfugiés rapatriés du Sénégal et du Mali (ANEIR), Moussa Fall, avait été arrêté mercredi, au moment du coup d’Etat.
Son arrestation s’ajoutait à celles du président, du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, et du vice-président du parti au pouvoir (PNDD), également dirigeant du Conseil économique et social.
Interrogé sur leur "sort", le dirigeant de la junte a déclaré : "Nous n’avons pas de sort particulier à leur réserver. Ils sont dans une situation de résidence surveillée, pour leur sécurité et la sécurité du pays. La justice existe en Mauritanie et il y a également un Parlement qui pourrait au besoin les juger si nécessaire".
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