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Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi n’est pas d’accord avec les informations livrées par le bureau politique de l’Afp et faisant état d’une hausse vertigineuse du nombre des agents de la Fonction publique depuis 2000. Une information que Diakaria Diaw a tenu à démentir hier. ‘Relativement aux effectifs invoqués, si l’écart entre les chiffres publiés relativement au nombre d’agents de l’Etat concernant l’année 2000 (66.000) et les effectifs réels de la période (65 705) n’est pas aussi considérable (295), il en va tout autrement par rapport à l’an 2010 où, au lieu de 90 000, le nombre d’agents est stabilisé à 84 697. L’écart est alors important puisqu’il porte sur 5303’, précise le ministre de la Fonction publique et de l’Emploi. Diakaria Diaw d’expliquer, en outre, que ‘par rapport au recrutement, il y a lieu de convoquer le contexte. En effet, il convient de rappeler, pour mieux comprendre le fondement du recrutement spécial triennal opéré durant les années 2003, 2004 et 2005, qu’avant l’an 2000, le Sénégal, qui était à l’époque sous ajustement structurel, avait gelé les entrées dans la Fonction publique. L’on se souvient encore des mesures d’incitation aux départs volontaires de 1990 et de la suppression, en 1992, du recrutement automatique des sortants des écoles nationales de formation, notamment’.
Le ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi de souligner que, pendant deux décennies, l’Administration publique ayant fonctionné avec ces quelque soixante mille agents, certaines structures se sont trouvées sans personnel. ‘C’est le cas particulièrement des centres d’expansion rurale ou des services vétérinaires, dont les missions, pour un pays aspirant à une diversification agricole comme le nôtre, étaient essentielles dans le dispositif d’encadrement des producteurs. C’était le cas aussi de l’Education et des services sociaux. L’on se souvient encore des grèves de la faim des sortants de l’Ecole normale supérieure’. Aussi, ajoute-t-il, ‘à la suite d’un diagnostic sans complaisance, le Gouvernement s’est résolu à inverser la tendance par la mise en œuvre d’une politique volontariste de recrutement privilégiant les secteurs comme la santé, l’éducation et ceux de la sécurité publique’.
En outre, poursuit le ministre d’Etat, ‘le renforcement de l’efficacité et de la qualité des services rendus aux populations devrait se traduire par un relèvement concomitant et proportionnel des ressources humaines de l’Etat. L’augmentation de celles-ci n’a pas été, contrairement à ce qui a été avancé ‘absorbée, pour l’essentiel, par la voracité partisane des pseudo-libéraux, au détriment de la qualité des soins dans les structures sanitaires, de la qualité de l’enseignement (…)’’.
Le ministre d’Etat de préciser encore, pour la bonne gouverne des progressistes, que les recrutements ont été organisés de manière objective soit par des concours (police, gendarmerie, douanes, administration pénitentiaire, Ena, Magistrature etc…) ou sous l’égide d’une Commission nationale de recrutement. ‘Ce qui est une rupture dans le mode de recrutement, la transparence, l’équité et l’égalité des chances étant désormais érigées en principe intangible dans les choix à opérer au sein de cette commission’.
Par rapport aux effectifs, le ministre de la Fonction publique et de l’Emploi tient aussi à ‘signaler que, malgré les efforts consentis le ratio agent de l’Etat/population du Sénégal est d’un agent de l’état pour 142 sénégalais alors qu’il était d’un agent de l’état pour 139 sénégalais avant 2000, la population étant passée de 9 millions à 12 millions’.
Pour la ‘soutenabilité financière’, le ministre d’Etat fait noter que ‘le Sénégal est encore en deçà de la norme Uemoa, la masse salariale représentant toujours moins de 35 % des recettes internes pour un budget qui est passé de 500 milliards à plus de 2000 milliards’. En outre, ajoute-t-il, ‘rien que pour le recrutement au titre de 2010, sur une précision de 2910 postes budgétaires, nous avons la répartition ci-après : Education : 1.500, Santé : 590, Sécurité : 660. Soit un total de 2750 postes, l’ensemble des autres secteurs de l’Etat n’étant concernés que pour 160, le développement rural compris.’
Le ministre de la Fonction publique de faire remarquer en outre que si un budget de 500 milliards peut prendre en charge 65 705 agents, un budget de plus de 2000 milliards, si on suit la logique, devrait prendre en charge quatre fois plus. ‘Je voudrais terminer en vous communiquant la structure actuelle des effectifs de la Fonction publique qui se répartit comme suit, démontrant largement que le souci principal du régime demeure les structures de l’Education et de la Santé, secteurs bénéficiant respectivement de 40 % et 10% des ressources’. En effet, renseigne le ministre d’Etat Diakaria Diaw, sur un effectif total de 84 697 agents, on a 43 720 pour le secteur de l’Education et 7 100 pour la santé. ‘Soit un total de 50 820 représentant plus de 60 % des effectifs de la Fonction publique’.
3 Commentaires
Eee
En Décembre, 2010 (11:19 AM)Suba Laay Comprendre
En Décembre, 2010 (17:22 PM)Xamnaa nak suba rek laay comprendre
Fanta
En Décembre, 2010 (19:33 PM)Participer à la Discussion