Les vols, viols, meurtres, la trahison, le luxe et la luxure font légion au Sénégal à tel enseigne que d’aucuns se posent la question de savoir où va notre pays. Tel un « bateau ivre », le Sénégal semble, en fait, nager dans un océan d’obscurantisme où l’optimisme d’une vie meilleure doit passer par le retour aux enseignements de Serigne Touba ; voilà , en quintessence, la teneur du prochain album de Rif Thiantakone- bi dont les proches appellent affectueusement Chérif . Ce natif de Mboro, est, en réalité, un disciple de Cheikh Béthio Thioune. S’appropriant le leitmotiv senghorien de l’enracinement et de l’ouverture, il se veut un religieux moderne abreuvé des enseignements de Serigne Touba , mais aussi, imprégné des réalités socioculturelles de ses contemporains. Ainsi, il n’hésite pas à faire la musique, à côtoyer le milieu hip-hop avec le seul espoir de vulgariser le message de Khadim Rassoul.
Cet ancien pensionnaire de la Prytanée militaire de Saint- louis et de l’Université de Cheikh Anta Diop où il a obtenu une licence professionnelle Dup 2 Droit immobilier, a entamé sa carrière de musicien depuis 2001 à Saint-louis. En 2008, il fait la connaissance de Racine Kane, compositeur et chanteur qui l’aida à sortir sa première cassette en 2009, intitulée, Serigne Touba ak diamono. Il dénonce à, travers cet album, les problèmes sociaux et culturels tels que la jalousie, la méchanceté, le manque de loyauté, de sincérité, de conviction etc. Au moment où la méfiance, la défiance, la transhumance, l’intolérance et la carence de la fibre patriotique ont droit de cité, il pense que seuls les enseignements de Serigne Touba
peuvent sortir le Sénégal de l’ornière. Il reste, alors, convaincu, à l’instar de son guide, que la boulimie du savoir doit l’emporter sur l’avoir et le pouvoir. Il ne désespère pas , enfin , de voir ce mois de ramadan constituer pour les musulmans , un moment d’introspection et d’action pour leur épanouissement et celui de leur pays.
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