Liberté provisoire pour le leader du Bloc centriste gaïndé (Bcg), Jean-Paul Dias. Le juge a en effet prononcé la levée provisoire du mandat de dépôt qui s’appliquait contre lui. Jean Paul Dias est donc attendu chez lui dans les prochaines heures. Sa libération serait motivée par des "raisons humanitaires", du moins "sanitaires". Me Aïssata Tall Sall a même déclaré que Jean-Paul Dias, vu son état, devrait être évacué à l’étranger pour une prise en charge médicale adéquate.
Manoeuvre politicienne ou cas sérieux, le juge se serait en tout cas fondé sur un rapport d’expertise médicale qui établirait un diagnostic assez précis sur l’état sanitaire de Jean-Paul Dias, pour lui octroyer la liberté provisoire. Ce dernier souffrirait en effet d’hypertension artérielle. Ce serait d’ailleurs la raison pour laquelle on l’aurait évacué du pavillon spécial de l’Hôpital Aristide Le Dantec (rattaché à l’administration pénitentiaire) à la Clinique Brévié de l’hôpital Principal de Dakar.
Jean-Paul Dias avait été arrêté par la Division des investigations criminelles (Dic), au terme d’une descente musclée au domicile de ce dernier, le 9 août, dernier vers 6 heures du matin. Le couple Dias avait été réveillé par la police qui avait déjà investi et bouclé une partie du quartier Sicap Baobab à Dakar, où réside la famille Dias. Selon Christiane Dias, qui a répondu aux premières sommations des policiers, elle retournait sur ses pas « prévenir son mari à moitié nu » lorsque les agents de la Dic ont défoncé la porte et lui ont asséné des coups de matraque. Conduit dans les locaux de la police à Dakar, le leader du BCG avait été auditionné par les hommes du commissaire Assane Ndoye et déféré au parquet. Jugé et condamné à trois mois d’emprisonnement ferme, malgré les excuses présentées à la barre, un voile épais a entouré les motifs réels de son arrestation. La presse avait d’ailleurs révélé que l’enquête portait sur la nationalité de Jean-Paul Dias.
Son fils Barthélemy Dias arrêté presque pour les mêmes motifs a été transféré à la Maison d’arrêt et de correction de Tambacounda. Un transfert qui avait été condamné par l’opposition. A noter que l’opposition avait posé comme préalable à la reprise du dialogue politique, la libération des Dias.
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