C’est à juste titre que le Sénégal est qualifié de partenaire privilégié de Téhéran. Le protocole d’accord signé entre les deux pays et qui couvre plusieurs domaines sont assez édifiants pour le prouver.
Le ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade et l’ambassadeur d’Iran au Sénégal, Jahan B. Hassanradeh, ont signé samedi dernier, un protocole d’accord couvrant de nombreux domaines dont les infrastructures, renseigne un communiqué émanant de ce département ministériel. Ainsi, le Gouvernement Iranien s’est engagé à réhabiliter plusieurs axes routiers à Dakar et sa banlieue, la construction de la route Thiés-Touba en 2X2 voies avec Diourbel Etoile qui permet une connexion avec la ville de Kaffrine via Guinguinéo. Ce protocole fait suite à la visite effectuée par le ministre d’Etat Karim Wade du 29 Mars au 1er Avril 2010 en Iran, selon le communiqué. Il prévoit l’intervention de Téhéran dans le secteur de l’Energie avec l’électrification rurale et la construction de la boucle électrique Tambacounda-Ziguinchor. Outre ces projets d’infrastructures, il est également prévu la construction de logements sociaux à Dakar et sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui conforte l’option de Me Wade de se rapprocher davantage de l’Iran. Au point que le Sénégal soit qualifié de "partenaire privilégié" par Téhéran. Le président Abdoulaye Wade a effectué chaque année, au moins une visite officielle à Téhéran depuis 2002. Son homologue iranien lui a rendu la politesse trois fois depuis quatre ans. Le ministre conseiller en charge de la Communication, des relations avec la presse, des affaires religieuses, porte-parole de la Présidence disait : "Le Sénégal est libre de choisir ses amis", pour justifier l'ouverture du Sénégal à des partenaires comme l'Iran, par la volonté de "conquérir une indépendance encore inachevée". En choisissant l’Iran, "nous avons d'abord tenu compte de notre intérêt», analyse Madické Niang, ministre des Affaires étrangères. «Mais nous souhaitons aussi jouer un rôle de modérateur entre nos amis iraniens et la communauté internationale". Illustration de ce nouveau partenariat économique, Téhéran s’engage à participer à la construction d'une "grande structure de stockage" d'hydrocarbures destinée à réaliser le rêve du régime de transformer Dakar en "hub pétrolier" pour l'Afrique de l'Ouest, ajoute M. Niang. Le chef de la diplomatie Sénégalaise assure aussi qu'un accord d'approvisionnement pétrolier "avec une petite décote favorable" est en cours de négociation avec Téhéran.
L’Iran a érigé une usine de montage automobile, inaugurée en 2008 par le constructeur iranien Khodro à Thiès. Les voitures de marque Samand, dérivées de la 405 Peugeot, sont destinées à renouveler le parc des taxis dakarois.
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