«Tu étais si complice avec la vie que je ne pouvais te regarder en pensant á la mort.» Ces mots sont de l'une des veuves du défunt d'Abdou Latif Gueye. Extrait de sa présentation de l'ouvrage posthume intitulé La Lumière du tunnel, Aminata Sall explique comment son regretté époux percevait la mort. «Mais tu aimais tellement la mort. Tu l'as longtemps côtoyée et si souvent tutoyée. Tu l'as défiée sur ton lit d'hôpital pour finalement aller á sa rencontre ce 6 avril 2008», poursuit celle qui fut la troisième épouse de l'ancien président de l'Ong Jamra.
Mieux, elle souligne: «ta relation particulière avec cette faucheuse m'a souvent intriguée, parfois agacée. Mais rien n y fit. Tu me l'imposais á chaque anniversaire, á toutes les fins d'années.»
Taille fine, cette voilée aux traits fins hérités de ses ascendances peules, pleure toujours son «époux adoré». Et pour Mme Guèye, c'est un vide que «l'homme convivial et conciliant, pondéré et posé», a laissé en souvenir.
De ce fait, á l'instar des autres membres de sa famille, Aminata Sall regrette l'absence d'un «homme á l'élégance et á la galanterie inégalable, un homme cultivé, raffiné, charmant et courtois.» Une créature, témoigne la veuve, «aimable et aimant, passionné et patient. Un compagnon constat, fidèle et loyal. Un père attentionné, attachant, généreux et présent. Un citoyen engagé et soucieux du sort de son prochain.»
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