"Le mouvement syndical face à la situation socio-économique du pays". C'est autour de ce thème que l'Intersyndicale et le front unitaire des centrales syndicales ont rencontré hier la presse à la maison des travailleurs Iba Ndiaye Diadji.
Après l'annulation de leur marche du 21 novembre dernier, le front unitaire-intersyndicale des centrales syndicales a décidé de mettre en exécution son deuxième plan d'action. Ce dernier a comme activité phare une grève générale prévue le 9 janvier 2008 si les huit points de leur nouvelle plateforme ne sont pas satisfaits. "Ce sera une journée ville morte où nous voulons impliquer tous les acteurs et même ceux du secteur informel" a affirmé, face à la presse, hier, le coordonnateur du front unitaire-intersynicale des centrales syndicales, Mamadou Diouf. Ce dernier de poursuivre "nous ne pouvons être sensibles aux événements qui ont précédé notre marche et qui touchent une partie de notre économie que sont les marchands ambulants qui ont légitiment refusé de subir cette agression du gouvernement".
Ces huits points sont "la baisse du prix des denrées et services de première néccesité, la baisse de la fiscalité sur les salaires, la baisse du prix du loyer, le règlement de la situation des travailleurs, l'augmentation généralisée des salaires, la réforme de la loi sur la presse entre autres". Dans cette lancée, "la situation de notre pays qui est devenue intenable avec la spirale vertigineuse de la flambée des prix sans commune mesure avec le pouvoir d'achat des masses" a poursuivi, M. Diouf. Ce dernier d'ajouter que "des difficultés qui ont affecté l'économie nationale au point d'amener le gouvernement à préconiser des mesures qui sont en deçà de l'attente des travailleurs et qui exigent la réduciton du train de vie dispendieux et ostentatoire de l'Etat". Revenant sur cette nouvelle plateforme revendicative, le vice-coordonnateur du front, Cheikh Diop de souligner que "la plateforme que nous avions déposée est maintenant dépassée par les préoccupaitons des travailleurs".
À la question de savoir si une augmentation généralisée des salaires est d'actualité dans le contexte actuel de conjoncture, M. Diop a ajouté que "tout concourt à faire croire qu'il est possible d'augmenter les salaires puisqu'on nous parle de croissance chaque année". Cette grève est donc une suite logique des plans d'action déjà exécutés, selon Ibrahima Sarr, porte-parole du jour. En plus de cette grève, des tournées d'information et de sensiblisation dans les entreprises sont prévues à Dakar et dans les régions. Toujours dans l'éxécution de ce deuxième plan d'action, les délégués de personnel des centrales syndicales vont tenir une assemblée générale à la bourse du travail de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts).
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