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‘’Nous savons bien qu’aucun traité de paix, si bien paraphé soit-il, ne tiendra si le silence des armes ne s’accompagne pas de mesures justes et dignes pour chacune des parties en conflit’’, a-t-il d’abord expliqué. Le gouvernement et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) avaient signé un accord en 2004, qui devait stabiliser le sud du pays, en proie à une rébellion depuis 1982. Mais, des attaques armées souvent imputées au MFDC continuent de faire des victimes, dont une dizaine de soldats tués cette année.
La reprise des négociations est nécessaire, a souligné le cardinal, dans un contexte où ‘’le silence des armes ne s’accompagne pas d’accords soucieux du bien de tous, de tous les hommes et de toutes les dimensions de l’homme, non seulement corporelle et matérielle, mais aussi spirituelle’’. ‘’En 1992, l’évêque de Ziguinchor (sud) Augustin Sagna avait mis en place un comité chargé de faciliter les négociations entre le gouvernement et le MFDC, parce qu’il avait estimé que nous (les hommes d’Eglise) ne devions pas mener des négociations. En 2000, quand on nous a dit qu’il y avait trop d’intervenants en Casamance, ce comité a arrêté’’ sa démarche de paix, a-t-il rappelé.
Il dit avoir pris langue ‘’avec quelques personnes’’ pour la reprise des négociations, ajoutant : ‘’Nous croyons fermement qu’il faut que le gouvernement et le MFDC reprennent les négociations’’. ‘’Parfois, a-t-il argué, il faut être discret sur ce que l’on fait’’, a-t-il poursuivi, à propos de la démarche de l’Eglise, pour la reprise des négociations. ‘’Que la soif du pouvoir et des richesses ne prennent pas le dessus sur l’intérêt de la nation et du peuple, dont ils ont sollicité les suffrages, et envers qui ils ont une lourde responsabilité’’, a souhaité le chef de l’Eglise catholique.
‘’Le temps est venu, a-t-il fait remarquer, de changer les habitudes de mal gouvernance et de gabegie, pour l’amour des générations présentes et futures.’’ ‘’Je présente mes vœux très chaleureux pour l’année 2010. Puisse-t-elle être porteuse de paix, de justice et de réconciliation entre les personnes, les familles, les communautés, les peuples et les nations !’’, a-t-il encore dit.
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