Lamine Cissé Diongue, présenté comme le baron de la drogue à Rufisque, n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice et il s’en tire à chaque fois. Il vient d’être à nouveau mis sous les verrous pour une énième affaire où il a tenté de tuer son ex-copine. Lamine Cissé Diongue, considéré comme le baron de la drogue à Rufisque est, depuis mercredi, en garde-à-vue à la police. La police de Rufisque qui le cherchait depuis la tentative d’assassinat de son ex-amante, il y a deux semaines, l’a trouvé chez lui en train de siroter tranquillement son lait.
Il est 19 h quand les policiers, qui le filent depuis dix-sept jours, l’ont surpris chez lui à Thiawlène. Les deux policiers lui ont demandé de se lever calmement pour les suivre. Pour une première fois, Lamine Cissé Diongue, qui est bien protégé par ses hommes, dont les membres de sa famille, n’a pas résisté. Il sera conduit menotté et à pied, sous le regard des Rufisquois, au commissariat de Rufisque.
Devant les enquêteurs, il niera les faits qui lui sont reprochés. Une confrontation avec les deux victimes, notamment un vacancier et son ex-copine, qui était à l’origine de ses démêlés avec la justice il y a huit mois, lui rafraîchira la mémoire. Les faits remontent à deux semaines. Lamine Cissé Diongue se promène à bord de son véhicule dans le quartier de Santa Yalla, quand il aperçoit son ex-amante qui se trouve être l’épouse d’un douanier, en compagnie de sa fille et d’un garçon, un émigré venu en vacances à Rufisque. Fou furieux, il fonce avec sa Mercedes sur les passants et tente de les renverser. Il n’y parvient pas.
Il s’arrête et tente d’enlever son ex-amante qui refuse de le suivre. L’émigré s’interpose, il reçoit des coups de poing et perd des dents. Lamine Cissé Diongue hèle des hommes présents sur les lieux. L’émigré commettra l’erreur de sa vie en tentant de fuir. Le baron de la drogue à Rufisque crie au voleur et l’émigré est rattrapé par la meute, battu à plate couture, puis attaché à un poteau électrique. Il sera sauvé par une dame habitant le même quartier que lui et qui l’a reconnu. Elle s’interpose en témoignant que le garçon ne ferait pas du mal à une mouche.
Son témoignage le sauvera. Et l’émigré, en vacances, une fois qu’il a repris ses esprits, se rend en compagnie de l’ex-petite amie de Lamine Cissé Diongue chez le procureur de la République pour porter plainte. Les deux plaintes, les numéros 2373 et 2374, seront envoyées au commissariat de Rufisque pour enquête. L’émigré a porté plainte pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de 21 jours, confirmée par un certificat médical ; tandis que la dame a porté plainte pour tentative d’assassinat.
Lamine Cissé Diongue n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice et il s’en tire à chaque fois. Condamné à Kaolack à 10 ans de prison, il en est sorti deux mois plus tard. Poursuivi ensuite pour menaces de mort par l’époux de son ex-copine qu’il a tenté de renverser, il sera condamné à huit mois de prison, mais n’a même pas séjourné au camp pénal. Il sera plutôt emprisonné à la prison de Sébikhotane, d’où il se déplaçait comme il l’entendait. Il sera libéré la veille de la Tabaski. Qu’en sera-t-il de cette énième affaire le mettant en cause ? Il est, en tout cas, devenu un cas pour les Rufisquois.
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