Au moment où la société française Veolia Propreté, concessionnaire de la collecte et du ramassage des ordures dans Dakar, voit sa zone d’évolution s’agrandir et l’enveloppe qui lui est affectée passer à un demi milliard de francs Cfa par mois, les anciens travailleurs de Ama/Sénégal vivent dans la galère et travaillent dans des conditions précaires.
Ces derniers ont donc décidé de déclencher une grève illimitée pour se faire entendre des autorités. « Le Front unitaire s’est réuni aujourd’hui (ce jeudi) en bureau exécutif pour faire la situation, surtout les manquements constatés par rapport à la plate-forme revendicative qui n’a pas été visualisée par les autorités de ce pays. Dans la mesure où nous étions en négociation avec l’Etat du Sénégal pour le statut des travailleurs, d’une part - et d’ailleurs il y a eu un Conseil interministériel qui a été mis en place par le ministre Djibo Ka. Aujourd’hui, il nous reste à finaliser par rapport à la convention collective pour les 1300 travailleurs qui restaient », soutient Madani Sy, Secrétaire général du Front unitaire.
Selo, lui, c’est le statu quo sur les autres aspect, parce que "nous ne pouvons pas comprendre que des agents qui sont exposés, qui sont en contact direct avec les ordures, avec la saleté, avec les bactéries, ne puissent pas se soigner. Très honnêtement, nous sommes inquiets par rapport aux cas de maladies de nos agents. Certains agents sont alités et on ne peut pas les soigner puisque nous n’avons pas de prise en charge médicale. Sans compter les cas de décès ».
A en croire Madani Sy, il y a aussi une précarité par rapport à la logistique. « Comment peut-on admettre de voir des travailleurs sans matériel de protection, sans gants, sans bottes, sans masques, sans rien du tout ? On travaille avec des camions à ciel ouvert, des camions qui ne sont même pas adaptés à la collecte". Il y ajoute le fait que "depuis deux ans, nos cotisations à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale ne sont pas reversées".
M. Sy fait savoir que l’Etat du Sénégal s’était engagé, en rapport avec Ama/Sénégal, pour le paiement des droits légaux des travailleurs, mais aussi pour le paiement de ces arriérés de cotisations. "C’est donc pour toutes ces raisons qu nous avons décidé d’aller en grève illimitée jusqu’à satisfaction de nos revendications », martèle-t-il.
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