La commune de Grand Yoff a entrepris mardi 30 octobre dernier le déguerpissement des installations sauvages situés au niveau du pont de la Patte d’Oie et tout le long du mur du Cices. Cette opération qui a coûté 1 million 850 mille francs Cfa, a mobilisé une trentaine d’agents de sécurité et du Groupement mobile d’intervention (Gmi), 50 manœuvres, six camions, trois engins, une pelle mécanique, deux fourchettes et une grille élévateur, sous la supervision de l’équipe municipale.
La municipalité de Grand Yoff a débarrassé depuis mardi 30 octobre dernier le pont de la Patte d’Oie de ses installations anarchiques. Ces opérations qui s’étendent le long de l’autoroute jusqu’au mur du Cices ont mobilisé six camions dont deux plateaux, trois engins, une pelle mécanique, 50 manœuvres engagés pour l’opération et une trentaine d’agents de sécurité et du Groupement mobile d’intervention (Gmi), sous la supervision de l’équipe municipale. « La location de ce matériel et la main d’œuvre a coûté 1,850 million de francs Cfa à la mairie. Si les communes étaient dotées de moyens, on ne parlerait pas d’occupation anarchique ou sauvage » a affirmé El Hadj Mamour Guèye, maire de Grand Yoff. Cette opération a aussi permis de désensabler et de débarrasser le pont et ses environs immédiats des ordures ménagères. Réagissant sur la question de l’insalubrité, le maire a suggéré une gestion de proximité des ordures ménagères. Pour cela, il invite l’Etat à « doter les communes de moyens et leur laisser la gestion des ordures ménagères au lieu de payer des milliards à des sociétés qui ne maîtrisent pas les réalités sur le terrain ».
Selon le secrétaire général de la mairie, Papa Mamadou Ba, l’opération a été initiée suite à la demande persistante du collectif des habitants de la cité Assane Diop des Hlm Grand Yoff qui ont adressé une lettre au maire pour le déguerpissement des installations sauvages autour de leur quartier. Ces installations servaient de refuge ou d’abri aux agresseurs, violeurs et autres meurtriers. En réaction, à cette sollicitation, le maire E. H. Mamour Guèye a instruit ses services techniques pour mener l’opération. Dès lors, une sommation de 15 jours expirée le jeudi 25 octobre dernier avaient été adressée aux occupants. Les autorités municipales ont fait deux descentes pour amener les occupants à s’exécuter, en vain. C’est fort de ce constat d’échec de ces tentatives de les faire partir les à l’amiable que la mairie a utilisé la manière forte et les « gros moyens » pour parvenir à ses fins.
Des populations qui ont salué cette initiative s’engagent à maintenir l’endroit propre à travers le recrutement de vigiles pour dissuader tout contrevenant. De même, ces habitants souhaitent la reconduction de ces opérations sur la route qui traverse le marché où des marchands et autres étales occupent les trottoirs. Ce qui serait à l’origine des nombreux accidents notés sur ce tronçon.
0 Commentaires
Participer à la Discussion