Pour réclamer une révision de l’indice de la pension d’invalidité, une prise en charge médicale et une réinsertion socioprofessionnelle, les militaires invalides, soutenus par les veuves et les enfants de militaires décédés, ont bravé, hier, les représailles de la police pour marcher. Conséquence : ils ont été violemment réprimés.
Hier encore, la manifestation de l’Association nationale des militaires invalides du Sénégal (Anamis) a été violemment réprimée par les forces de l’ordre. C’est vers 12 heures 44 minutes que l’ambulance des sapeurs-pompiers est arrivée à l’entrée de la Maison des anciens combattants du Sénégal pour évacuer Pape Mor Gaye, un militaire invalide, à l’Hôpital Principal de Dakar. Le bonhomme a été bastonné par les forces de l’ordre alors qu’il tentait de résister. Conséquence : du sang a coulé de sa bouche et de son nez. Huit autres blessés, suite à la manifestation réprimée, ont préféré rester sur place. C’est le cas d’Issa Guèye, président de l’Anamis qui a le poignet mal-en-point. Au dernières nouvelles, il a eu le bras cassé. Il explique ce qui s’est passé : «Dans le cadre du déroulement de notre plan d’actions, nous avions initié une marche, aujourd’hui. On n’a pas eu d’autorisation et les forces de l’ordre nous ont réprimés.»
La suite, le 4 avril prochain
Le président de l’Anamis révèle que le combat est loin d’être terminé. Et toujours dans leur plan d’action, ils comptent marcher le 19 mars prochain et le jour de la fête de l’Indépendance du Sénégal. En plus de ces manifestations, ils comptent descendre sur le terrain pour sensibiliser les forces de l’ordre et autres militaires qui peuvent se retrouver dans leur situation du jour au lendemain.
Revenant sur leurs revendications, M. Guèye a tenu à préciser qu’ils ne sont pas en train de quémander ou de demander de l’aide. Ils veulent tout simplement l’application de la loi. Et ils indexent l’Armée et les autorités sénégalaises de faire du dilatoire. Car jusqu’à présent, il n’y a pas une application de la loi concernant les pensions des invalides, des veuves et des enfants des militaires décédés.
Ce n’est pas non plus le cas en ce qui concerne la couverture sanitaire, et la réinsertion socioprofessionnelle des militaires invalides. Alors qu’une loi a été votée dans ce sens. Jusqu’à présent, l’Etat ne fait rien. Mieux, le président de la République leur avait fait des promesses qui ne sont toujours pas respectées. Aujourd’hui, «l’Anamis dit non aux traitements de ces veuves et orphelins qui n’ont que leurs yeux pour pleurer». Et l’association compte retourner sur le champ de bataille pour avoir gain de cause
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