Le conseiller spécial du Président de la République, Hassane Bâ reconnaît que « le problème des délestages est un vrai problème ». Invité de l’émission « Grand jury » animée ce dimanche 1er octobre de 11 heures à 12 heures par Alassane Samba Diop, il a reconnu que cette situation, qualifiée de « difficile » était à même de « plomber » ses réalisations qui sont « réelles » à l’en croire. Mais, promet-il dans la même veine, « le Président va reprendre les choses en main ».
Pour Hassane Bâ qui officie au task force de la Présidence, « le président Wade qui régler ce problème parce qu’il l’a inscrit au premier plan de l’agenda de ses préoccupations ». Le collaborateur du Président annonce ainsi la tenue ce dimanche 1er octobre, d’une réunion d’urgence au Palais de la République. Une rencontre à laquelle devraient participer, annonce-t-il les « acteurs concernés ». Hassane Bâ s’est aussi essayé à expliquer les raisons de la crise dans le secteur des hydrocarbures. Crise qui, à l’en croire, est née d’un « désaccord sur le montant de la dette que l’Etat doit à la Société africaine de raffinage ». En effet, le pouvoir avait commis les services d’un consultant qui a produit un rapport dans lequel il constate que certaines dettes étaient « problématiques ». Pour lui, le problème des hydrocarbures est malgré tout réglé puisque les activités de la Sar vont reprendre en novembre. Et que d’ici là, la Sar pourra raffiner car « l’Iran a mis à la disposition du Sénégal une certaine quantité d’hydrocarbures ».
Hassane Bâ s’est aussi prononcé sur les derniers accords signés entre le Sénégal et la France relativement au contrôle des flux migratoires. Et c’est pour dire que le phénomène n’est pas nouveau. Il croit en effet savoir que si le problème est devenu aujourd’hui bien visible, c’est parce que le Maroc, l’Algérie et la Libye par où passaient les clandestins ont fermé leurs frontières. Et que les jeunes ont alors déferlé directement sur l’Espagne. Il dénonce aussi le business qui va avec l’émigration clandestine : « les jeunes sont entre les main de la mafia. Quelqu’un (Ndlr, les convoyeurs) qui investit 5 millions et qui en gagne 60 millions ne s’arrête pas comme cela ». Pour lui, l’essentiel est de faire en sorte que les jeunes ne partent plus. Il explique que les accords prévoient des mesures concrètes pour former les jeunes et les insérer dans des activités économiques légales.
Par ailleurs, Hassane Bâ a qualifié le phénomène Idrissa Seck de « bulle médiatique ». « Le destin de la bulle est d’éclater », a-t-il expliqué. Reprenant les arguments de Me Wade, il affirme que « ceux qui ont examiné la carrière de ce monsieur savent que le Président l’a sorti du néant ». Mais se scandalise-t-il « dès le départ, Idrissa Seck a essayé de le séparer de ses amis, l’a enregistré, et a raillé ses grands projets avec un sourire narquois ». Pour Hassane Bâ, Idrissa Seck voulait envoyer le Président à la retraite anticipée.
Sur le bilan de Me Wade à quelques mois des élections, Hassane Bâ est d’avis que le secrétaire général du Pds « n’a pas à rougir... S’il a un second mandat, il fera une seconde vague de réformes ». Confirmant la tenue des élections en février 2007, ce conseiller du Président estime que l’opposition et le pouvoir ont « intérêt à s’asseoir autour de la table pour dialoguer car nous avons cet horizon est tout proche »
0 Commentaires
Participer à la Discussion