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À sa vénérée mère Sokhna Asta Wallo, elle doit une très solide formation dans les Sciences Religieuses et une profonde maîtrise de la pratique du Soufisme. Une science que la plupart des musulmans de la sous-région ignoraient à l'époque.
Elle a achevé à 14 ans, raconte-t-on, Sa vie n'a pas été longue, (seulement 33 ans). Pourtant, elle est créditée d'une production de plus de 40 exemplaires du Livre Sacré, écrits de sa main, car elle était "passée maître" dans l'art de la calligraphie. En parfaite croyante, profondément pénétrée de ses devoirs envers Dieu, et entièrement soumise à Sa volonté, Sokhna Diarra cultivait la résolution de vivre, bien avant de rejoindre le domicile conjugal vis-à-vis de son futur époux, qui qu'il puisse être, en parfaite conformité avec l'esprit du Saint Coran.
Soucieuse de se conformer en toute chose aux recommandations de Dieu, Sokhna Diarra a entrepris de se dévouer corps et âme à son époux, uniquement pour gagner l'agrément du Créateur.
«Voisine de Dieu»
Par exemple, faute d'avoir reçu un contre-ordre de Serigne Mbacké Mor (son époux), il lui est arrivé de passer une nuit entière sous la tornade, agrippée à un pan de clôture. Alors que celui-là même qui lui avait ordonné de procéder ainsi était, depuis longtemps, allé exécuter ses adorations nocturnes dans sa chambre en l'oubliant sur place. Illustration de la soumission et de la discipline qu'incarnait cette femme. Jamais de sa vie, elle n'a manqué une prière, raconte-t-on.
Mieux, elle n'a jamais accompli une prière sans la faire précéder d'ablutions scrupuleusement exécutées. De même, chacune de ses prières, soigneusement accomplie à l'instant requis et dans l'orthodoxie la plus pure, est invariablement conclue par une séance de wird. Elle ne manquait jamais à son devoir de solidarité sociale à travers les aumônes qu'elle distribuait généreusement, sans ostentation ni mépris pour le récipiendaire. C'est par cette constance dans l'adoration de Dieu qu'elle a acquis le titre envié de Jâratul-Lâhi (la Voisine de Dieu).
Ses qualités pédagogiques et la pertinence des méthodes d'éducation de Sokhna Diarra forcent l'admiration. D'ailleurs, Serigne Mbaye Diakhaté et Serigne Moussa Kâ, de brillants poètes en langues wolof, ont fait l'apologie des vertus de Jâratul -Lâh.
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