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ZIGUINCHOR - Chaque jour que Dieu fait, le milieu de la prostitution dans la région de Ziguinchor enregistre de nouvelles têtes. Et pourtant, bon nombre d’entre ces filles de joie ne détiennent pas, selon nos sources, des papiers et carnets de santé leur permettant d’exercer ce métier, très risqué, surtout dans cette partie sud du pays où l’insécurité a fini de s’installer, depuis près de trois décennies. Une adhésion à ce métier de la prostitution que ces jeunes filles lient à la pauvreté grandissante et au chômage chronique dans la région sud du pays.
«Si j’ai choisi ce métier-là, c’est parce que mes parents n’ont pas les moyens et qu’ils sont pauvres et c’est moi la fille aînée de la famille. Je ne pouvais vraiment pas rester là et voir mes parents se décarcasser pour nous donner à manger et quelques fois, on restait sans mettre quelque chose sous la dent. C’est vrai que je pouvais aller faire un autre travail, mais c’est des boulots qui sont peu rémunérés avec 20 à 25 000 francs Cfa par mois. Et vous savez que cela ne peut faire vivre une famille», explique A.S qui pratique le plus vieux métier du monde depuis bientôt un an, dans un bar de Ziguinchor.
L’argument développé par A. S. est largement partagé par sa collègue J. K. qui soutient avoir perdu sa mère et que son papa avec qui elle vit est à la retraite. «Si nous sortons comme ça dans la rue, c’est juste pour aider nos parents. Moi, je suis avec mon père car ma maman est décédée. Mais je voulais même laisser ce métier et faire du commerce. Parce que c’est mon ancien métier que j’ai abandonné pour intégrer ce milieu. D’ailleurs, mon papa qui sait ce que je fais, aujourd’hui, m’a même demandé d’abandonner ce métier et de trouver quelque chose de plus digne, mais je ne peux parce qu’il est à la retraite et je veux juste l’aider et le mettre à l’abri», confie-t-elle.
Pourtant, ces jeunes filles de renseigner que ce métier leur rapporte beaucoup d’argent et leur permettant de subvenir à leur besoin et d’aider leurs parents, leurs frères et sœurs qui sont à la maison.
Jusqu’à 40 000 francs de gains par nuit pour des passes qui varient de 5 à 15 000 francs
«Ici, le travail marche fort, vraiment. Pour vous dire, quelques fois, on peut gagner jusqu’à hauteur de 40 000 francs Cfa rien qu’en une soirée parce qu’on travaille par heure. L’heure étant à 5 000 francs Cfa, voire 7 000 francs Cfa parfois. Et si on a la chance de rencontrer un généreux client, il peut offrir jusqu’à 15 000 francs pour une passe. Et par soirée, personnellement, je prends jusqu’à quatre clients. Cela me permet de me faire assez de sous et de m’arrêter jusqu’au lendemain», informe A. S. qui renseigne qu’elle était à Dakar pour régler les dépenses de la fête de Tabaski, la semaine dernière.
«J’ai été auprès de ma famille et je leur ai payé le mouton et tout le nécessaire. J’ai aussi acheté des habits pour mes frères et sœurs pour la fête. Mais mes parents ignorent que je fais ce travail. D’ailleurs, je ne veux pas que mes parents sachent que l’argent que je leur envoie est sale. C’est pour cette raison que j’ai choisi de venir jusqu’à Ziguinchor, loin de Dakar et de ma famille, pour pratiquer ce métier. Du côté de Dakar, quand les gens demandent après moi, mes parents qui ne savent pas ce que je fais disent toujours que je suis à Ziguinchor où j’ai trouvé un bon travail bien rémunéré», ajoute A.S.
Ses filles de joie disent, en outre, être confrontées à de nombreuses difficultés. Entre autres, les agressions dont elles sont souvent victimes dans le cadre de leur travail. Elles ne sont pas non plus structurées à Ziguinchor où il est aujourd’hui très difficile de savoir qui est prostituée et qui ne l’est pas. Pourtant, les jeunes filles et veilles dames prostituées, qu’on rencontre la nuit dans divers coins de la capitale du sud, ne demandent qu’un petit job avec un salaire supérieur à 60 000 francs pour mettre une croix à ce métier trop risqué. C’est du moins ce que nous ont confié la grande majorité d’entre elles.
«Tout ce que nous voulons, c’est un travail décent et bien rémunéré qui nous permet de faire face à nos charges. Si on a un boulot qui paye bien, on arrête de faire le trottoir. On fait ce métier faute de mieux, parce qu’on ne veut pas rester-là à chômer», renchérit J. K.
Vérité d’un taximan : «S’il n’y avait pas la prostitution, notre métier serait nul le soir»
Il faut ainsi retenir que ce n’est pas seulement les jeunes filles ou femmes qui se prostituent qui se frottent les mains dans ce milieu, du côté de Ziguinchor. Pour les taximen ce métier de la prostitution est très important et rentable quant à leur survie, du fait des bonnes affaires qu’ils réalisent.
«Quand on fait le tour de Ziguinchor et que rien ne va, c’est vers les bars et les coins où se regroupent les prostituées que nous nous dirigeons pour prendre un verre. Et automatiquement, nous voyons que les choses marchent parce qu’elles peuvent vous prendre en location toute une soirée et nous donner même parfois le double de notre versement du soir. Franchement, elles font notre affaire parce que parfois, elles sont avec des hommes qui sont ivres et après, pour que ce dernier rallie son domicile, elles nous appellent pour venir récupérer le client et le déposer chez lui. La réalité est que nous saluons ce métier-là. Car s’il n’y avait pas la prostitution, notre métier serait nul le soir. Parce qu’on tournerait jusqu’au petit matin sans rien avoir. Et puis, nous sommes des partenaires», témoigne O. Diallo chauffeur de taxi à Ziguinchor.
24 Commentaires
Un Inconnu
En Novembre, 2011 (18:12 PM)Viritas
En Novembre, 2011 (18:21 PM)Bily
En Novembre, 2011 (18:27 PM)Man dee je ne rentres pas de si tot au senegal avec ttes ces debauches et pillages dans le secteur public. je prefere rester ici avoir un job de tecnico de integracion et vivre en paix.
VIVE LES MODOUS MODOUS QUI EUX AU MOINS TRAVAILLENT POUR DEVELOPPER LEURS PAYS.
Cleanex
En Novembre, 2011 (18:32 PM)Da
En Novembre, 2011 (18:40 PM)Quel honte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tu te caches de qui ?????????????
Mélastikou
En Novembre, 2011 (18:40 PM)Wééte goré wéételikou goré.
Been
En Novembre, 2011 (18:45 PM)Mameediarra
En Novembre, 2011 (18:53 PM)dans cette ville la pauvreté "monétaire" est généralisée et il n'existe pas d'une classe moyenne capable de payer de tels prix pour faire du sexe et comme les touristes se comptent sur les doigts de la main je ne vois pas où elles pourraient amasser de telles sommes par passe
à la limite j'aurai accepté que vous me dites qu'elles sont payées 1000 franc maximum par passe
@les Rebelles T Emmerdent
En Novembre, 2011 (19:08 PM)Freeeman
En Novembre, 2011 (19:08 PM)Halouf
En Novembre, 2011 (19:27 PM)Mada
En Novembre, 2011 (19:41 PM)Tela
En Novembre, 2011 (19:47 PM)Bob
En Novembre, 2011 (19:59 PM)Ziguinchor devrait être l'une des plus grandes villes du pays sur le plan économique et sociale. Mais voilà ces politi-chiens préfèrent arroser les marabouts dealers plutôt que de faire propérer une ville et sa population ...
Acradoune
En Novembre, 2011 (20:26 PM)quelle est la différence entre elles et et celle du jamaîque, ou ta petite copine du quartier , c'est toujours tirer et donner du fric ( aide ou service rendu : meme chose )
Zèle De Touba
En Novembre, 2011 (21:46 PM)Franchement cet article est nul et bien nul. Les données / informations sont bien erronées, ne cataloguez pas ces bonnes femmes et filles à cette image. Quelque part je reconnais une forme de prostitution même chez les plus jeunes filles de moins de 18 ans. Les tarifs indiqués ne sont pas justes. Cette partie du Sénégal est "monétairement" sinistrée pour des prix de passe évoqués.
Je pense qu'ailleurs au Sénégal, la prostitution est plus virulente qu'au Sud. Rendez-vous dans les villes comme Saly, Mbour, Dakar etc. et vous vous en rendez compte des réalités. Des femmes mariées louent des appartements meublés pour recevoir incoginto leurs clients à l'insu de leur mari. Ces bonnes dames aux allures correctes, belles, ravissantes ne soulèvent aucun soupeçon pour leur activité menée dans la discrétion.
Pourquoi vous vous acharnez sur cette partie du Sénégal? Pourquoi jetez-vous tout votre dévolu sur les gens bien de cette région? Abstenez-vous de porter des jugements infondés à comparer au reste du Sénégal.
En cinq ans, j'ai parcouru tout le Sénégal et j'ai découvert qu'en réalité le Sud [Casamance] est la meilleure des régions dont le potentiel souffre d'un manquement d'encadrement tant économique qu'infrastructure.
Bien à vous,
La Paix
En Novembre, 2011 (21:53 PM)Zoukati
En Novembre, 2011 (22:30 PM)Boy Zig
En Novembre, 2011 (00:36 AM)je parle en connaissance de cause. Paroles de quelqu'un qui fait une etude cas dans ce domaine
Reponse.
En Novembre, 2011 (01:05 AM)Quand je vois qu'on torture une fille, ça peut m’énerver une journée entière...oui bien voire quelqu'un tué...violé....frapper...Le cas de ma mére quand j'etais enfant...cé ce ki me prends ou je suis ou bien qu'on me regarde comme etant faible...ou qu'on traite quelqu'un de faible.
D'autre part, je faisais que la masturbation pour oublier.
Amilcar Cabral
En Novembre, 2011 (01:08 AM)Il est temps que les soudards sénégalais plient leur drapeau, leur paquetage et quitte définitivement la CASAMANCE pour ne plus y revenir VAMOS à JAMAIS à JAMAIS
Mamadu
En Novembre, 2011 (04:47 AM)Kharaagne
En Novembre, 2011 (09:23 AM)kou beugoule na nga teuthie sa bec wala nga déme si sa duiabar sou féké ama nga
Fils Du Sud Senegal
En Novembre, 2011 (10:01 AM)Participer à la Discussion