L’Intersyndicale enseignante a organisé hier mardi 14 mars sa première journée d’action inscrite dans le cadre de son plan d’action, journée qui a été marquée par un débrayage suivi d’une marche. Les mercredi 22 et jeudi 23, le cartel entend organiser une grève générale, si le gouvernement ne donne pas une suite favorable à ses revendications.
Les militants de l’Intersyndicale ont pris hier la rue, mettant en exécution leur menace de débrayage et de marche. Les militants du cartel ont en plus marché à travers certaines artères de la capitale comme pour prendre l’opinion à témoin de leurs revendications, qui sont à la fois d’ordre matériel et statutaire, qui attendent toujours d’être satisfaites par le gouvernement.
Il s’est agi en effet de la première journée d’action qui entre dans le cadre du premier plan d’action de l’Intersyndicale enseignante, qui regroupe en son sein huit organisations. Elle réclame la satisfaction d’une plate-forme revendicative en huit points dont l’application des accords portant sur le relèvement du point du point indiciaire, signé depuis 2003-2004.
Cette journée d’action sera suivie, si le gouvernement ne réagit pas favorablement, d’une grève générale d’avertissement de 48h les mercredi 22 et jeudi 23 mars prochains.
L’entrée en action de l’intersyndicale enseignante alourdit ainsi la tension sociale marquée ces trois dernières semaines par la grève des étudiants des universités Cheikh Anta Diop (Ucad) et Gaston Berger de Saint-Louis. En sonnant ainsi sa première grande mobilisation de l’année, le cartel syndical, cherche à se forger une importante force de frappe pour faire reculer le gouvernement sur sa position actuelle et à lui faire changer d’attitude face à ses revendications. Et l’éventuelle jonction des deux mouvements, estudiantin et enseignant, pourrait-être lourde de conséquences pour l’année en cours. Hier, au cours de la marche de l’intersyndicale, certains manifestants n’ont pas hésité à dire que le « spectre de l’année blanche n’est pas à écarter ». Cette menace devra être prise au sérieux par les autorités si l’on sait qu’à l’université, en dépit de la volonté d’une bonne frange des étudiants de reprendre les cours, d’autres, par contre sont dans des dispositions à poursuivre le mouvement. Conséquences les étudiants ont enregistré déjà pas moins quatre à cinq semaines de perte de cours sur les vingt que compte l’année académique.
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