« Iba Der Thiam a d’autres thèmes à traiter en lieu et place de l’affaire des licences et Accords de Pêches », récitent en chœur Mme Aminata Mbengue Ndiaye et le Porte Parole bénévole de Ousmane Tanor Dieng , Abdoulaye Wilane pour répondre aux précisions du 1er vice-président à l’Assemblée nationale, le député Iba Der Thiam l’auteur de la question orale sur l’utilisation des fonds colossaux provenant des Licences et Accords de Pêches vendus pour la période allant de 1991 à 1999 ! Le régime socialiste avait initié cette démarche, dit-il, pour financer la Coupe d’Afrique de Football organisée par le Sénégal en 1992 ! |
![]() Pourquoi la question orale ? L’Assemblée nationale qui avait soulevé la question depuis 2004 a donné assez de temps au gouvernement pour poser des questions et trouver des réponses concrètes. Il est établi que le parquet s’était saisi de l’affaire, mais qu’en la matière Dame Justice ne pourrait diligenter un dossier impliquant un ancien ministre dont les faits qui lui sont reprochés remontent au moment où il était en fonction. Le cas de Idrissa Seck et Salif Bâ sur l’affaire des Chantiers de Thiès est édifiant en la matière. Le parquet était obligé de retourner l’affaire à l’Assemblée qui a voté l’acte d’accusation. En tout état de cause, le député qui reste longtemps sans voir une action concrète sur une affaire déjà soulevée au niveau de l’hémicycle a non seulement le droit d’y revenir, mais a l’obligation ne serait-ce que morale, de le faire. Ainsi, la question du Pr Iba Der Thiam, loin d’être un acharnement contre qui que ce soit relève plutôt des prérogatives d’un député du peuple dont il incarne parfaitement les qualités. Les citoyens sénégalais ont subi un lourd préjudice dans cette ténébreuse affaire de licences de Pêche. Il importe de savoir le comment et le pourquoi afin que réparation puisse être faite. Ceci est d’autant plus urgent et important que l’un des présumés auteurs postule à diriger le pays. Les vociférations de Aminata Mbengue Ndiaye et de Ablaye Wilane sont dépourvues de pertinence et revêtent un cachet de politique politicienne. Comment peut-on en république demander à un député de se taire devant une affaire de détournement de deniers publics et de pillage des ressources halieutiques du pays ? La panique déclenchée par l’affaire des licences de pêche chez les socialistes est compréhensible, mais elle ne saurait justifier le cri de détresse qu’ils lancent à hue et à dia afin de sauver par l’esquive la tête de ceux qui se seraient rendus coupables de tels crimes économiques ! Comme Tanor, le principal concerné, ils auraient mieux fait de s’atteler à préparer le procès plutôt que de se livrer à des manœuvres dilatoires ! |
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1 Commentaires
Allons Y Molo
En Octobre, 2010 (18:36 PM)Participer à la Discussion