L’ancien Dg n’a pas voulu faire jouer les clauses du contrat qui lui donnaient certains avantages en cas de départ forcé. Déclarant être parti de son propre gré de la Senelec, il ajoute n’avoir perçu que des indemnités de vacances.
Le téléphone portable de Samuel Sarr ne cesse de sonner. Impossible de tenir cinq minutes de conversation sans être interrompus. Finalement, pour avoir un peu de calme, l’interressé met l’apparel en mode vibreur. «Je n’éteins jamais mes portables», justifie-t-il. C’est pour lui, des instruments de travail. L’ancien Directeur général de la Senelec, dirige aujourd’hui un fonds d’investissement qui, selon ses dires, a des représentatons en Arabie Saoudite, à Londres et à New York, en plus de ce siège aux Almadies. Mais aujourd’hui, la rencontre ne porte pas sur ses nouveaux habits de financier international, mais plutôt sur les conditions de son départ de la Société nationale d’électricité.
S’exprimant à la suite de l’article publié dans Le Quotidien n°1180, du week-end dernier, M. Sarr affirme, en montrant copie de sa lettre de démission, «je ne voulais rien, j’ai renoncé à mes droits, et je l’ai dit au Conseil d’adminstration. Ils m’ont payé 22 mllions parce que je n’avais pas pris de vacances pendant 3 ans». Il assure donc qu’il n’a jamais été question pour lui de prendre une quelconque indemnité de licenciement. «Je n’ai pas pris les 400 millions !»
Et d’ajouter que son salaire mensuel à la Senelec était de 2 millions 300 mille francs Cfa. Plus 1,2 millions de francs d’indemité de logement. En précisant : «Je n’avais pas d’autres avantages. Mais j’avais des primes de croissance. Cela était dans mon contrat, parce que je venais de l’extérieur, je suis un businessman. J’avais mes affaires, je suis venu en mission mais l’on pouvait me renvoyer au bout d’une semaine. Donc, pour éviter cela, il y avait ce contrat, avec ces dispositions, qui me donnaient une certaine garantie.» Samuel Sarr se dépêche de déclarer que ses primes de croissance, il les a fait reverser aux membres du personnel de la Senelec et à leurs familles. Il en a fait profiter les 800 Contrats à durée déterminée (Cdd) de la maison, a completé les frais des colonies de vacances des enfants, et offert des billets pour la Mecque.
Interpellé sur le fait que, 22 millions de francs comme indemnités de vacances pour 3 ans de travail, c’est assez considérable, l’ancien Dg écarte d’un revers de la main, pour indiquer qu’il est «bien au-dessus de certaines sommes». Qu’en venant à la Senelec, il avait renoncé à plein d’avantages, parce qu’il voulait aider Me Wade.
D’ailleurs, souligne-t-il, le Conseil d’administration lui avait proposé le même niveau de rémunération que les anciens directeurs nommés par le consortium de repreneurs privés, Elyo et Hydro Quebec. «Mais j’avais refusé, et demandé que l’on me donne le même traitement que Cheikh Diakhaté, plus les indemnités de logement. Pas plus.» En dehors du golden parachute, prévu en cas de depart forcé, auquel il a donc renoncé par lettre. <11>[email protected]
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