Dans le cadre du projet d’appui à la mobilisation des élus sur le Vih au Sénégal, l’Association des maires du Sénégal (Ams) et l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu) ont organisé une séance de restitution de l’étude d’impact du Vih sur l’économie locale dans la commune de Mbour, en présence des représentants de l’Ams et des différents acteurs concernés.
C’est pour une meilleure prise en charge de la pandémie que l’étude a été commanditée par l’Association des maires, en partenariat avec l’Institut africain de gestion urbaine. Le choix de la capitale de la Petite Côte pour abriter l’étude, est lié au fait que Mbour est une ville-carrefour qui attire beaucoup de monde grâce au tourisme et à la pêche, mais aussi grâce à son commerce florissant, toutes choses qui font que son taux de croissance est l’un des plus élevés au Sénégal avec 6,3 %. Une telle situation entraîne forcément surtout dans les quartiers périphériques des conditions d’existence difficiles qui exposent les populations.
Au Sénégal, le taux de prévalence est de 0,7 % en 2005. Dans la commune, de Mbour où l’étude a été effectuée la situation est préoccupante. Ce sont 175 personnes qui vivent avec le Vih dans le district sanitaire dont 62 traités sous Arv (Antirétroviraux). Selon Marie Solange Ndione, sociologue qui a mené l’étude, sur 2.181 femmes dépistées en 2006, 10 sont séropositives, tandis que dans la population générale, a-t-elle, elle, sur un échantillon de 968 personnes, 261 sont séropositives. La conséquence qui en a découlé, c’est que le taux de prévalence à Mbour dépasse de loin la moyenne nationale. Le constat, c’est que les femmes sont plus touchées, mais de manière générale, a fait remarquer Marie Solange Ndione, c’est la tranche d’âge (30-49 ans) qui est plus victime de la pandémie ; ce qui entraîne à ses yeux, une régression économique indéniable. C’est le tourisme et ses corollaires (prostitution clandestine, homosexualité…) qui sont indexés mais aussi la fausse croyance de la maladie. Il fallait donc, selon Fatou Top de l’Ams avoir un document qui permette une meilleure prise en charge du Vih dans des communes comme Saint-Louis, Louga…
Le représentant de l’Institut africain de gestion urbaine, pour sa part, a considéré que le taux de prévalence dans certains pays africains comme l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Côté d’Ivoire, entre autres, est de très loin supérieur à celui du Sénégal, mais pour autant a avancé El Housseynou Sy, il ne faut pas dormir sur nos lauriers, au contraire, il faut renforcer la lutte et consolider les acquis.
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