Léonardo Iacovone du département Recherches de la Banque mondiale a présenté, le mardi 09 février, dans le cadre des rencontres mensuelles de l’institution, une étude comparative sur les entreprises sénégalaises, maliennes, tanzaniennes et malawites. Il a tracé quelques pistes pour une bonne politique d’exportation des produits et services africains.
La recherche de débouchés au plan international n’est pas chose aisée pour les entreprises africaines. Dans cette quête, la plupart d’entre elles font face à nombreux risques et obstacles.
Face à cette situation, Léonardo Iacovone préconise la coopération et le regroupement. «La coopération doit être plus importante que la concurrence entre les entreprises sénégalaises qui veulent réussir une bonne politique d’exportation», a déclaré le fonctionnaire de la Banque mondiale.
Ce dernier est d’autant plus convaincu de la pertinence de sa proposition que les entreprises africaines, vu leur petite taille, ont «peu de chance de survie face au marché international». Au mieux, estime Iacovone, celles-ci réussissent leur percée au bout de leur troisième voire quatrième ou cinquième année de présence sur le marché extérieur.
De toute façon, indique l’économiste de la Banque mondiale, une bonne politique d’exportation nécessite une solide expérience des pratiques et rouages du marché international. Doudou Fall de l’agence sénégalaise de promotion et d’exportation (ASEPEX) acquiesce : «La pénétration du marché international requiert une bonne information et une analyse pertinente des données.»
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