L’assemblée générale mobilisait plus de 17 formations politiques, mais aussi certains leaders dont Amath Dansoko (PIT), Abdoulaye Bathily de la LD/ MPT, Moustapha Niasse de l’AFP, Madior Diouf du Rnd, des responsables locaux et nationaux du parti socialiste (PS), tout comme les autres partis membres de la coalition.
L’ordre du jour reposait en effet sur trois (3) points : la vie au sein de la coalition, la situation politique, économique et social dans notre pays et le programme des activités sur la sphère locale. Il s’agissait pour les camarades de Moustapha Niasse de sensibiliser d’abord leurs bases respectives dans le sens du renforcement de l’unité, la cohésion, la coordination, bref, des maux qui seront désormais pris en charge comme slogan durant tout le temps que prendra ce compagnonnage politique. Mais aussi en direction des leaders qui, en cette ultime étape du combat, n’ont plus droit à la défaillance, ni à l’erreur dans la gestion de la coalition. La plupart des responsables et autres militants de base ayant pris la parole lors des débats, ont été unanimes sur la question et s’adressant directement à leurs chefs, ils ne se sont guère abstenus de leur signifier qu’ils avaient un devoir moral de porter le flambeau et conduire les troupes jusqu’à la capitulation du régime libéral.
Ainsi, le choix du 27 Avril pour abriter cette rencontre s’explique par le fait que c’est aussi la date limite du démarrage de la campagne pour les locales de 2008 si les élections locales d’une manière ou d’une autre, n’étaient pas reportées. Pour le secrétaire général de la coordination communale socialiste de Kaolack, Ibrahima Bèye, « avec tout ce que l’on a pu enregistrer ces temps-ci comme défis, et difficultés de survie dans la vie économique et sociale de notre pays, il est plus inspiré de passer à une révolte nationale, à la place d’assises nationales ».
Tout comme le leader de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD / MPT), Abdoulaye Bathily qui rétorquait ainsi " tout le peuple sénégalais est débout pour le départ de Wade. En 2000, souligne- t-il, Wade n’avait pas la majorité au 1er tour de la présidentielle, nous l’avions suggéré, à l’époque, de rencontrer Niasse et se parler, pour venir à bout d’Abdou Diouf et lui arracher la victoire. Une Chose qu’il a faite et l’a finalement réussi. Mais en réplique, non seulement il a trahi ses compagnons, mais il a trahi tout le peuple sénégalais. Fort de cela, il doit comprendre que c’est nous qui l’avions élu et c’est nous qui irons le destituer ».
Quant au responsable de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapaha Niasse qui se prononçait au sujet du nouveau programme de la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (GOANA), il fera remarquer que " les 2 millions de tonnes de maïs que Wade aspire en un temps record de quatre (4) mois est quasi impossible, car même étant profane en la matière tout le monde sait que le sol sénégalais n’a plus cette fertilité d’accueillir une telle production.
Concernant les 500.000 tonnes de riz auxquelles il a tantôt fait allusion, ajoute Moustapha Niasse « Wade ne pourra jamais décrocher cette production, même s’il disposait de tout l’engrais de la sous-région, des 240.000 ha de Dagana ou Richard-Toll ».
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