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Car, ne n’oublions pas, le pavé de Latif Coulibaly est jeté autant dans la mare du président de la République que dans celle de son fils Karim. Le leader de la Génération du concret, dont les thuriféraires attitrés, en train de peaufiner la stratégie de riposte adaptée, se cachent et esquivent les questions des journalistes qui leur demandent de réagir aux révélations faites dans «Contes et Mécomptes de l’Anoci». Leur attitude est d’autant plus incompréhensible qu’ils n’ont cessé, malgré la déconvenue de leur idole le 22 mars dernier, de multiplier les initiatives, pour reconquérir l’électorat avant les échéances de 2012.
Sans oublier les actes de fanfaronnade consistant à défier Ousmane Tanor Dieng et à tirer sur Benno Siggil Senegaal, pour son manque de leadership… Toutefois, au-delà des cris de guerre, de la chasse aux traîtres qui ont informé le fouineur et des appels à la vindicte contre une plume jugée téméraire ou impertinente, la question porte sur la capacité du chef de l’Etat et du duo Karim-Baldé à répondre de façon civilisée aux interrogations (accusations ?) soulevées par le directeur de l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic). Les surfacturations, le gré à gré et les marchés fictifs notés dans le livre doivent être réfutés par des arguments et des documents qui ne laisseront pas de place au moindre doute. C’est seulement en adoptant cette stratégie que la Présidence de la République et l’Anoci pourront porter la contradiction à Latif. Et, partant, s’expliquer devant les Sénégalais qui ont le droit et le devoir de connaître la vérité sur le sommet de l’Oci de mars 2008. Sinon, gare au retour de flammes. Pour ne pas dire de suffrages. Qui parle d’horizon 2012 ?
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