Les leaders de l’opposition, réunis au sein de la coalition Benno Siggil Senegaal vont, sans doute, répondre à la lettre-réponse du président de la République sur le dialogue politique. Un groupe de contact est chargé de préparer la réponse à apporter au président de la République. Ainsi, les leaders de Benno laissent le soin à ce groupe de finaliser le travail. Toutefois, les camarades d’Amath Dansokho n’ont pas du tout compris la réponse de Me Wade. Le porte-parole du jour, Seydou Guèye, a été clair lors de la réunion tenue par ces leaders hier : «Le président n’a pas répondu au cadre et aux thématiques de la lettre qu’on lui a proposés.» Au mieux, révèle-t-il, «ce qu’il dit, c’est une conférence nationale». Parce que, précise M. Guèye, «le président de la République veut confier à d’autres organisations, différentes des partis politiques, le soin d’articuler le dialogue politique». Seydou Guèye renchérit : «Wade avait proposé un cadre avec des plénipotentiaires et nous sommes étonnés qu’il propose un autre cadre qui soit extérieur aux partis politiques pour prendre en charge ces questions et qu’il mette comme éléments, des modalités de conférence nationale.» Dansokho et ses camarades de coalition restent catégoriques sur leurs ambitions. «Nous sommes dans le dialogue. Nous avons proposé un format. Si vraiment le dialogue l’intéresse, il répond à ces questions qui lui sont proposées», martèle le porte-parole. Toujours sur sa lettre de Wade, Benno estime qu’il y a des éléments qui y figurent et qui ne sont pas des éléments autour desquels ils construiront un vrai dialogue. Parce que, ajoute notre interlocuteur, «il s’agit tout simplement des accusations. Et quand il y a des accusations, il faut saisir la justice». Mais, poursuit Seydou Guèye, si Wade veut dialoguer, cela se ferait autour des «questions qui intéresse l’opposition et des modalités de mise en œuvre». Pour ce qui est du monument, Benno avertit le Président Wade : «Tout investissement fait dans ce projet, comme tout investissement fait dans l’acquisition des terres aux alentours de l’aéroport, sera en pure perte.» Parce que, dit-il, «cette statue a été érigée avec l’argent de l’Etat et sur une zone qui est un terrain militaire. On ne peut pas comprendre que, sur cette base-là, le président de la République s’approprie, au nom de la propriété intellectuelle, des parts dans la valorisation financière de cet investissement».
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