A partir de là, les bases d’un consensus « sont là », a-t-il fait prévaloir. « Il s’agit de se rencontrer, d’évaluer et d’être de bonne foi » dans cette évaluation, pour arriver à un consensus non seulement sur la matière électorale, mais sur les sujets d’intérêt national de façon générale, a-t-il ajouté.
Le comité électoral de la coalition Benno Siggil Sénégal, regroupement de plus de 30 formations politique, a demandé vendredi une évaluation de la présidentielle de 2007. Les partis concernés ont lors d’une conférence de presse, fait part de leur intention de créer « un vaste cadre de lutte » pour la transparence et la régularité de la présidentielle prévue en 2012.
« Cette tradition de concertation entre les acteurs politiques après chaque élection, qui est l’un des acquis les plus importants de notre système démocratique, est aujourd’hui mise à rude épreuve par le régime libéral et constitue un recul démocratique notoire », a déclaré Ousmane Badiane, président du comité électoral de Benno Siggil Sénégal.
Les contestations nées des résultats de la présidentielle de 2007 avaient conduit l’opposition dite significative à boycotter les législatives de la même année, ce qui a conduit à bloquer, par la suite, le dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition, en dépit des intentions constamment affichées de part et d’autre.
Pour pallier l’absence de leurs différents partis à l’Assemblée nationale, ces formations ont mis sur pied la coalition Benno Siggil Senegaal (s’unir pour relever le pays, en wolof, langue la plus parlée au Sénégal), un cadre d’animation qui a permis à l’opposition de remporter la majeure partir des collectivités locales, y compris la municipalité de la capitale, à l’issue des dernières locales de mars 2009.
Politicosn avec apanews
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