Le bureau politique de l'Urd en tournée hier à Rufisque s'est encore prononcé sur l'information relative à une probable démission de leur leader suite à un malentendu avec le Khalife Général des mourides sur l'affaire du Ranch de Dolli. Pour le numéro 2 de l'Urd, Modou Amar qui s'est prononcé sur cette affaire, depuis six ans, le président Wade n'a jamais demandé à un de ses ministres dont il veut se débarrasser de présenter sa démission. « Je crois que, poursuit-il, les Sénégalais sont très intelligents et ont de la mémoire. Ils se sont rendu compte que cette information est infondée parce que n'étant pas en harmonie avec la culture du président Wade.
Quand on articule des faits non avérés, qu'on monte des cabales et qu'on lance des campagnes d'intoxication, cela ne peut venir que du camp des adversaires qui se sentent déjà battus, » ajoute-t-il en pointant du doigt ses adversaires politiques. « Des sites appartenant à ces responsables ont été les premiers à relayer et à multiplier les commentaires de cette fausse information, » poursuit le n° 2 de l'Urd. Interpellé sur ce qui s'est réellement passé à Touba, Modou laissera entendre que Djibo Kâ, s'occupe de ce dossier depuis 2003 alors qu'il n'était même pas encore dans le gouvernement. Et il a toujours œuvrer pour une solution consensuelle. Cette fois-ci, le Khalife ne demande pas de terres pour s'enrichir mais pour faire de la pédagogie du travail à Dolli. Il y a des Sénégalais susceptibles, dit-il, capable de les viabiliser et il le leur laisse avec joie en les encourageant. Les gens, selon lui, ont voulu créer un faux événement. Signalons par ailleurs que les Rénovateurs ont profité de leur rencontre pour accueillir des femmes socialistes et de la société civile qui sont au nombre de 200, venues les rejoindre. Un ralliement salué par le patron de l'Urd, Djibo Kâ, qui n'a pas manqué de dire que le Renouveau est un parti modèle même s'il a préféré ne pas se prononcer sur l'affaire du Ranch de Dolli et sur son entretien avec le président Wade. S'adressant aux femmes transformatrices de Rufisque, le ministre d'Etat chargé de l'Economie maritime, révèle que depuis deux à trois mois il a adressé une correspondance au président du conseil rural de Yenne pour confier la gestion du projet froid aux populations, mais depuis lors elle est restée lettre morte. Il a mis en garde le Pcr de Yenne et compte installer dans les jours qui viennent le comité de gestion sans son aval. La rencontre qui s'est déroulée à la mythique salle de fête de Rufisque, a été très riche en animation et l'élan de mobilisation des rénovateurs de Rufisque remarquable.
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