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Depuis hier, Me Amadou Aly Kane, conseil commis par la famille
d’Abdoulaye Wade Yinghou, tué dans les émeutes de Yeumbeul, a déposé une
plainte contre X devant le doyen des juges pour quatre chefs
d’incrimination : meurtre, coups et blessures volontaires physiques, vol
de portable et d’argent, non-assistance à personne en péril, indique le
quotidien l'As qui raconte le film du drame.
Vers 18 heures, son patron, revenu de la cérémonie du 130 ème Appel des Layènes, l’envoie chercher de l’argent chez le boutiquier pour acheter des aliments de bétail. En route pour le dépôt de Sédima qui se trouve à Thiaroye, le jeune garçon, qui est loin de se douter qu’il vit ses dernières heures, arrive à Thiaroye où il tombe sur la manifestation des tailleurs qui râlent contre les coupures intempestives d’électricité. Ça court dans tous les sens, des policiers en civil, armés jusqu’aux dents, poursuivent des personnes. Voyant que tout le monde prend la poudre d’escampette, il prend lui aussi ses jambes à son cou et se réfugie dans la première maison. C’est là qu’il s’aperçoit que des policiers le suivent. Le propriétaire intervient et demande aux forces de l’ordre de le laisser tranquille.
Piquées par on ne sait quelle mouche, elles se ruent sur le jeune homme et commencent à le tabasser copieusement avec les crosses de leurs armes à feu. Sourds aux contestations du propriétaire, les policiers traînent Yinghou dehors, tout en le tabassant jusqu’au commissariat. Là, ils continuent des plus belle et exigent que le garçon donne les noms de ses complices. Au milieu de cette avalanche de coups, le pauvre jeune homme parvient à appeler son patron sur son portable. Les seuls mots qui sortent de sa bouche saignante sont : « Policiers-yi… ».
Une cliente du poulailler, qui, elle aussi, passait, n’a rien perdu du drame et a suivi Abdoulaye Wade jusqu’au commissariat. Un autre jeune homme avait été pris en même temps que Yinghou, mais il a eu plus de chance, parce que son père, informé à temps, est accouru. Il aurait remis une somme importante pour que son fils soit libéré. Complètement vidé de son sang, Yinghou n’a pas survécu à ce traitement inhumain et a fini par rendre l’âme. Son cadavre, étant devenu encombrant, a été transporté à l’hôpital de Thiaroye où les policiers ont dit qu’il s’agit d’un individu ramassé dans la rue. Sceptiques, les blouses blanches trouvées sur place n’ont pas accepté qu’on leur file la patate chaude. Destination hôpital Roi Baudouin où le même refus catégorique est opposé. Idem pour le centre de santé Dominique. C’est finalement à l’hôpital Le Dantec qu’il a été accepté.
Vers 18 heures, son patron, revenu de la cérémonie du 130 ème Appel des Layènes, l’envoie chercher de l’argent chez le boutiquier pour acheter des aliments de bétail. En route pour le dépôt de Sédima qui se trouve à Thiaroye, le jeune garçon, qui est loin de se douter qu’il vit ses dernières heures, arrive à Thiaroye où il tombe sur la manifestation des tailleurs qui râlent contre les coupures intempestives d’électricité. Ça court dans tous les sens, des policiers en civil, armés jusqu’aux dents, poursuivent des personnes. Voyant que tout le monde prend la poudre d’escampette, il prend lui aussi ses jambes à son cou et se réfugie dans la première maison. C’est là qu’il s’aperçoit que des policiers le suivent. Le propriétaire intervient et demande aux forces de l’ordre de le laisser tranquille.
Piquées par on ne sait quelle mouche, elles se ruent sur le jeune homme et commencent à le tabasser copieusement avec les crosses de leurs armes à feu. Sourds aux contestations du propriétaire, les policiers traînent Yinghou dehors, tout en le tabassant jusqu’au commissariat. Là, ils continuent des plus belle et exigent que le garçon donne les noms de ses complices. Au milieu de cette avalanche de coups, le pauvre jeune homme parvient à appeler son patron sur son portable. Les seuls mots qui sortent de sa bouche saignante sont : « Policiers-yi… ».
Une cliente du poulailler, qui, elle aussi, passait, n’a rien perdu du drame et a suivi Abdoulaye Wade jusqu’au commissariat. Un autre jeune homme avait été pris en même temps que Yinghou, mais il a eu plus de chance, parce que son père, informé à temps, est accouru. Il aurait remis une somme importante pour que son fils soit libéré. Complètement vidé de son sang, Yinghou n’a pas survécu à ce traitement inhumain et a fini par rendre l’âme. Son cadavre, étant devenu encombrant, a été transporté à l’hôpital de Thiaroye où les policiers ont dit qu’il s’agit d’un individu ramassé dans la rue. Sceptiques, les blouses blanches trouvées sur place n’ont pas accepté qu’on leur file la patate chaude. Destination hôpital Roi Baudouin où le même refus catégorique est opposé. Idem pour le centre de santé Dominique. C’est finalement à l’hôpital Le Dantec qu’il a été accepté.
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