Selon Moussa Diagne, représentant d’Excaf, un premier montant de 1,264 millions avait été versé en septembre dernier à l’imam, en présence du comité de gestion du lieu de culte. En octobre ajoute M. Diagne, une rallonge d’un million a été versée au prévenu, accompagné d’une personne qui ne faisait pas partie du comité. Et selon toujours la partie civile, le bénéficiaire a utilisé l’argent encaissé, à d’autres fins, puisque la mosquée n’a finalement pas été réfectionnée. Une chose qu’ils ont pu vérifier après la complainte des fidèles. En effet, intrigués par le retard dans le démarrage des travaux de réhabilitation, ces derniers ont informé leur bienfaiteur, qui à leur tour a interpellé l’imam pour une séance d’explications. Ce dernier a alors a déclaré avoir effectué des dépenses qu’il n’a pu justifier. Une plainte pour abus de confiance lui a ainsi été servie.
Face aux enquêteurs, le mis en cause passe aux aveux en précisant avoir utilisé l’argent pour rembourser ses dettes. Devant les juges, il servi la même version, sauf qu’il a ajouté mordicus qu’il avait commencé à faire le dallage. Il a déclaré à cet effet, avoir dépensé la somme de 800.000 francs. Une déclaration balayée d’un revers de main par le représentant d’Excaf, qui, par le biais de son avocat, a réclamé la somme de 2 millions.
Quant au représentant du ministère public, il a sermonné l’imam avant de requérir une peine de 3 mois ferme. A sa suite, le conseil du prévenu a sollicité la clémence du tribunal avant de demander une application bienveillante de la loi. Car, selon Me Ndiogou Ndiaye, son client a commis une erreur comme tout être humain. Après délibéré, l’imam Mbaye Diallo qui a versé un acompte de 500.000 francs durant le procès, a été condamné à 6 mois de prison, assortis du sursis et 2 millions de dommages et intérêts.
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