Par les temps qui courent, les violeurs ont vraiment le « sang chaud » et il y a de quoi avoir peur pour les garçons et filles, avec tous ces vicieux qui sillonnent les rues. El Hadji Dieng, gardien dans une entreprise de pêche de la place, a poussé le vice jusqu’à l’extrême, en abusant de la confiance de deux fillettes de 12 et 14 ans qu’il hébergeait chez lui. L’horrible personnage a violé trois fois A.C, âgée de 12 ans et promenait ses mains monstrueusement baladeuses, sur les parties intimes de A.N, 14 ans. En attendant de passer à barre, les portes de « Rebeuss City » lui ont été grandement ouvertes depuis le 10 mai.
Comme une âme en peine, à 21 h, A.C, 12 ans, erre dans les ruelles de Yarakh ce lundi 8 mai 2006. Elle semble désorientée. Une fille de son âge devrait déjà être dans les bras de Morphée, pensent les éléments de patrouille nocturne de la brigade territoriale de Hann, en s’approchant d’elle. Interrogée, la gamine commence par dire qu’elle vient de Kaolack, puis change de version et parle de Touba. Devant ces tergiversations, les hommes en bleu la conduisent à la brigade. Pressée de questions, elle finit par raconter sa triste histoire. A la recherche de travail comme employée de maison, sa copine A.N et elle ont quitté Touba, il y a une semaine pour venir à Dakar. Perdues dans les labyrinthes de la grande capitale, elles ne parviennent pas à retrouver la tante de A.N, une certaine Awa Ndaw, qui devait les héberger. Le seul contact dont elles disposent est un numéro de téléphone portable. Manque de pot, les deux filles tombent toujours sur la boîte vocale. Loin des leurs, elles se retrouvent ainsi dans la rue. C’est en traînant dans les quartiers de Dakar que A.N et A.C rencontrent El Hadji Dieng, 28 ans, gardien dans une société de pêche de la place. Il leur promet du travail et leur propose d’habiter dans sa chambre sise à Yarakh, en attendant. Les filles sautent sur l’occasion d’être logées, nourries et blanchies, sans bourse délier. Elles sont loin de se douter des intentions de leur hôte. El Hadji Dieng, selon les déclarations des deux filles, jette d’abord son dévolu sur A.C. Elle a 12 ans, mais est plus précoce que A.N. « Le bon Samaritain » abusera de A.C trois fois, à en croire la fillette. En ce qui concerne A.N, Elhadji Dieng s’en serait arrêté à des attouchements au niveau de ses parties intimes. Ces déclarations consignées, les gendarmes de Hann « cueillent » le suspect. Au nom de son marabout, Elhadji Dieng commence par jurer son innocence, mais finit par avouer. Malgré les accusations accablantes des deux fillettes, Elhadji Dieng est présumé innocent jusqu’à ce que le Tribunal des flagrants délits rende sa décision.
0 Commentaires
Participer à la Discussion