Tout en félicitant les organisateurs et participants, le Président Wade s’est dit convaincu qu’il faut trouver des solutions alternatives comme l’ont fait certains pays asiatiques. Pour lui, les banques sont là pour financer l’économie. Se disant disciple de Schumpeter et de Keynes, l’ancien professeur d’économie estime qu’il doit être possible pour la banque centrale de financer certains secteurs de façon discriminatoire. Pour cela, il faut déverser de l’argent dans les Pme si on veut les développer dans les cinq ans. Ayant constaté qu’on n’a pas tenu compte des entrepreneurs de « l’économie réelle », qui sont ailleurs et « qui ne parlent pas français », il a d’emblée affirmé que, pour utiles que puissent être les mesures adoptées, même si elles sont mises en oeuvre, elles ne règleront pas les problèmes de ce secteur. D’autant que 65 mesures avaient été adoptées à l’issue de la 1e concertation en 2003 et que jusqu’ici, « rien n’a changé ». Aussi le Président Wade veut-il aller plus loin en évoquant d’abord la responsabilité des Chefs d’Etat sur certaines questions de la politique bancaire. Ensuite, dans un dialogue qu’il a voulu direct et franc, il a lancé l’idée de transformer le Fonds de promotion économique (Fpe) en banque et l’agence de développement et d’encadrement des PME (Adepme) en une agence nationale d’encadrement des Pme. D’autant qu’elle avait été créée justement pour répondre à cette forte recommandation issue des présentes assises, alors que, dira-t-il, « je ne vous ai pas entendu en parler ».
Economie
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