Les mourides doivent donc considérer le Magal à sa juste dimension et le distinguer de toute autre fête. Mais le Magal de cette année a eu la particularité d’être marqué par le décès, à l’âge de 92 ans, du dernier des fils de Serigne Touba, Serigne Saliou Mbacké, arraché à l’affection de la communauté musulmane le 28 décembre 2008. Et l’ombre du défunt Khalife plane sur ce 113e Magal. Beaucoup de pèlerins sont venus présenter leurs condoléances.
Nostalgique se montre Cheikh Fall, qui a quitté l’Italie pour le Magal. Pour ce mouride convaincu, Serigne Saliou avait quelque chose de particulier par rapport aux autres fils de Serigne Touba. ‘Il était la réalité vivante de Serigne Touba, dont il parachèvera ses œuvres, ses intentions. Le concept de Khelcom en 1990 en est la parfaite illustration’, remarque-t-il. Pour le député Aliou Dia, Serigne Saliou, de par ses œuvres et actes à travers le monde, demeure immortel. ’Il tient beaucoup à ses rapports avec ses prochains qu’ils respectent. J’ai connu le Magal à travers les œuvres du Khalife défunt’, lance le député Aliou Dia.
Serigne Fallou Galas Kaltom, président du comité d’organisation du Magal 2008, pense que tout musulman doit, quelle que soit sa confrérie, se souvenir de Serigne Saliou. ‘Car ses actions pour l’Islam sont visibles partout. Son dévouement pour l’Islam, sa pureté ont fait de lui un Khalife d’une autre dimension. De son vivant, il n’a travaillé que pour Dieu et Serigne Touba dont il perpétrait l’œuvre. Aucun mouride ne peut oublier cet homme’, dit le président du comité d’organisation. Sur les tee-shirt, les murs et autres objets vendus, le défunt khalife de Touba est partout présent.
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