XIBAR.NET (Dakar, 26 Décembre 2009) - Le rappeur sénégalais de dimension internationale, Akon, avait offert un concert à l’occasion de la cérémonie d’investiture du président Wade. Maintenant, c’est le fils de celui-ci, Karim, qui veut l’utiliser dans l’intention d’assurer un troisième mandat à son père ? Mais, attention au retour de manivelle.
Le rappeur sénégalais qui évolue aux Etats-Unis d’Amérique est entré dans le capital de la nouvelle société de transport aérien qui va remplacer la défunte Air Sénégal international. Il a été démarché par le prête-nom du président Wade dans Dangote Industries, Kader Mbacké.Si, pour les actionnaires d’avant lui il n’y eut pas de publicité, Karim Wade, ministre de tutelle de la dite société, a tenu a fait de la propagande pour l’entrée « du jeune » rappeur. Le mot est lâché : par Akon, Karim veut appâter la jeunesse de son pays. Il veut utiliser Akon, pour dire demain que l’entrée du chanteur dans la société qu’il a créée est le symbole vivant de l’attachement de son père à cette catégorie sociale. Elle signifie qu’il est un ministre compétent ouvert à tous les dignes fils du pays. En conséquence, il faut voter pour son père. Tel est le dessein qu’il vise avec celui-ci.
Mais, attention à l’effet boomerang ! Car, si Karim est plus français que sénégalais, son compatriote d’origine Kaolackoise est de culture américaine. C’est un self made man qui s’est fait tout seul loin de son pays. Pragmatique et rappeur engagé, Akon, c’est sûr va dénoncer les travers qu’il ne manquera pas de relever dans la gestion de la boîte, dont il est devenu actionnaire. Or, Karim ne manquera pas de révéler sa vraie nature : un affairiste qui se cache derrière le Sénégal et son président de père pour piller et planquer les maigres ressources du Sénégal. C’est sûr qu’Akon, en s’engageant dans Sénégal Airlines prend un risque financier.
Son acte est patriotique, mais désormais, il prend le risque de se mettre à dos le peuple sénégalais, quotidiennement sucé par les Wade. C’est dire qu’il est libre de vouloir fructifier ses biens, mais qu’il n’a pas le droit de servir de béquille politique pour le régime aux abois. Il avait donné un concert à l’occasion de la prestation de serment du président Wade, qui a violé ses engagements envers le peuple qui l’a élu. Il ne doit pas utiliser son art, pour l’aider à se faire réélire. À défaut, il aura les rappeurs sénégalais en face de lui, avant quiconque. C’est sûr !
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