NETTALI.NET - Arcelor Mittal, le géant mondial de la sidérurgie ne va plus exploiter le fer de la Falémé qui est dans l’extrême sud-est du Sénégal. Dans son numéro 1, la Gazette qui est un nouveau magazine lancé par le directeur de l’Issic, le journaliste-écrivain, Abdou Latif Coulibaly annonce que Arcelor Mittal a décidé de jeter l’éponge. La crise a eu raison de la volonté de Arcelor Mittal et de celle des autorités sénégalaises. Le président Wade voit ainsi un projet qui lui est cher s’écrouler. Selon la Gazette, le président Wade était si sonné, quand il a été mis au courant du désistement de Arcelor Mittal, qu’il s’est empressé de demander aux responsables de ce géant mondial de la sidérurgie de se garder de communiquer à ce sujet, en attendant le déroulement du scrutin prévu le 22 mars mars prochain.
« A l’eau, le projet de construction d’un important port minéralier, perdu également la chance de voir surgir une nouvelle voie ferroviaire reliant la capitale à la région de Kédougou », souligne la Gazette. Arcelor Mittal avait prévu d’investir pour l’exploitation du fer de la Falémé la somme de 1200 milliards de Fcfa. Des milliers d’emploi devaient être créés à travers cet investissement d’Arcelor Mittal au Sénégal. Mais la crise mondiale a eu raison de cette volonté de Arcelor Mittal.
Pourtant, le géant mondial de la sidérurgie avant, sa décision de renoncer à ce projet, avait proposé au chef de l’Etat, son gel, pour un délai d’un à deux ans. Mais, niet leur aurait rétorqué le chef de l’Etat, selon la Gazette. Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade leur aurait balancé : « les Brésiliens me courent derrière, il n’en est pas question, puisque c’est comme cela, vous pouvez partir ».
Une offre que le chef de l’Etat aurait du accepter. Car, avec la crise mondiale, certains spécialistes pensent que les autorités auront du mal à persuader d’autres investisseurs de prendre le relais de Arcelor Mittal.
C’est le 22 février 2007 dernier que le gouvernement du Sénégal avait signé des accords avec Arcelor Mittal pour l’exploitation du fer de la Falémé. A travers, ces accords, le Sénégal remettait ainsi en cause le contrat qui le liait aux Sud-Africains de Kumba Iron Ore (Kio, ex-Kumba ressources).
D’ailleurs, ces derniers ont attaqué en justice le gouvernement sénégalais pour la rupture de ce contrat. Dans l’accord liant le Sénégal à Arcelor Mittal, la mine de fer devait entrer en production en 2011. Le projet devait se dérouler en plusieurs phases pour atteindre, à pleine production, une capacité annuelle comprise entre 15 millions et 25 millions de tonnes.
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