Secoué depuis quelques mois par une crise interne qui ne cesse d’aller se s’accentuer, l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack ne fonctionne plus comme d’habitude. Le climat conflictuel entre l’administration et l’intersyndicale s’est détérioré dernièrement, d’où une paralysie totale des services rendus aux multiples patients qui viennent de partout des régions limitrophes et même de certains pays de la sous-région. Malgré la décision de l’Etat de réquisitionner un certain nombre d’employés, l’intersyndicale a ralenti tout le travail au cours de la journée d’hier. Elle appelle les autorités de l’hôpital à respecter la plate-forme revendicative présentée naguère.
L’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital régional EL hadji Ibrahima Niasse réclame depuis une année de meilleures conditions de travail aussi bien au plan de l’apport technique que financier. C’est ainsi qu’elle a paralysé les différents services durant toute la journée d’hier du vendredi 15 Juin. Elle dénonce « des ruptures fréquentes et interminables dans le fonctionnement des services techniques et notamment les plus névralgiques ». Selon le directeur, les cas de rupture de matériel de travail ou médicament sont un problème. Mais le plus patent est le fait que les médicaments de l’hôpital en général sont encore loin d’être utilisés au profit des patients internés ou fréquentant les services de cette structure.
Par rapport à la consommation de médicaments allant de Janvier à la fin du mois de Mai 2007, 104.102.400 Francs environ ont été injectés pour répondre à la demande sociale.
Au plan financier, l’augmentation de 4% du salaire indiciaire du personnel contractuel, le paiement des primes de transport de l’exercice 2006, celui de transport de 5000 frs, de 7500 francs ont toutes été versées selon le directeur. Tout comme les décisions d’augmentation d’indemnité de risque à 10.000 Francs, celles de l’augmentation de caisse des collecteurs (5000 frs), et celle des indemnités des heures supplémentaires du personnel contractuel, soit 2500 frs.
C’est l’occasion pour le directeur de l’hôpital d’affirmer que les revendications financières sont satisfaites à 100% puisque les primes de transport dues aux fonctionnaires devaient nécessairement être payables au plus tard hier, vendredi 15 Juin.
Par ailleurs poursuit Ambroise Thiakane, c’est au volet technique que des retards de dotations et d’équipements sont constatés, à cause de la cherté de certains appareils et de l’indisponibilité des fonds.
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