Les grèves coûtent cher à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Babacar Diop Bubba, le facilitateur-médiateur évalue dans un rapport présenté ce vendredi à la presse, à 200 millions de F Cfa. Le présent rapport, selon l’ombudsman, a été ficelé en juillet 2006 afin de permettre au Recteur et à l’Assemblée de l’Ucad d’en tenir compte lors de la prochaine année académique qui s’annonce.
Selon le rapport, la crise a démarré dans les facultés. Elle s’est manifestée de façon franche le 17 février 2006, au niveau du campus social. Elle se serait déclenchée suite à la découverte par les étudiants d’un ver dans un plat de crudités (salade) au restaurant Argentin. Une réunion de crise avec les étudiants a été convoquée par le directeur du Centre des oeuvres universitaires de Dakar (Coud). Mais le lendemain, les choses ont dégénéré et les forces de l’ordre étaient obligées d’intervenir. Conséquences : après le furie de la police, plus de 100 étudiants blessés.
L’ombudsman constate que des chambres ont été défenestrées, il y a eu 2 blessés à l’hôpital Grand-Yoff et 2 autres à Principal. Un blessé grave a été évacué en France à l’hôpital Georges Pompidou. Buuba Diop souligne dans son rapport qu’aussi bien les forces de l’ordre que les étudiants ont violé les franchises universitaires.
"Certains étudiants ont exercé un terrorisme inacceptable vis-à-vis de leurs propres condisciples mais parfois contre de braves citoyens et travailleurs. Pour les policiers, on ne sait pas jusqu’à présent pas qui leur a demandé d’intervenir le 17 février au COUD. Ils ont eux aussi exercé la violence contre des vigiles. Pire, ils ont brûlé des bureaux et saccagé du matériel (Ong Kinkéliba)" souligne le rapport. "On a frôlé des incidents diplomatiques, car parmi la liste d’étudiants blessés on aurait pu compter non seulement d’autres étudiants africains, mais des ressortissant des pays du nord", lit-on dans le rapport.
Une crise qui de l’avis de Buuba Diop repose la pertinence de la vulgarisation et de l’amélioration du texte sur les franchises universitaires, la prise en compte des questions sociales, politiques, religieuses, ethniques. Le facilitateur-médiateur explique que lorsque la crise a éclaté, son rôle a été d’aider à la recherche de solutions pour un dénouement rapide.
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