Saint-Louis, 15 juil (APS) - Les entreprises peuvent trouver sur le continent africain un bon cadre pour se développer, malgré les goulots d’étranglement qui ne manquent pas, ont convenu des étudiants de l’Institut sénégalais de management (Sénégal), de Wharton (Etats-Unis) et des Hautes études commerciales (France).
Ces trois écoles, tous leaders dans leurs zones géographiques respectives, se sont en effet intéressées durant quelques semaines à l’entreprise sénégalaise en traitant de quelques cas particulier.
Selon M. Jone Sylva professeur en Langues étrangères et management à l’ISM qui avait sous son contrôle un groupe d’étudiants issus de ces écoles, l’enquête a permis de se rendre compte que dans un domaine aussi difficile que les hydrocarbures, par exemple, une entreprise sénégalaise a pu réussir à s’emparer d’une bonne part du marché.
‘’Il est possible de réussir en Afrique’’, ont conclu M. Jone et les étudiants qui étaient sous sa responsabilité, avant de lancer un appel aux entreprises sénégalaises, afin qu’elles s’ouvrent à cette initiative purement académique et pouvant être bénéfique pour ses dirigeants. De toutes les façons, assure-t-il, les informations que nous obtenons ne sont jamais publiées sans leur accord et restent dans le domaine de la confidentialité.
S’agissant des moyens qui pourraient être utilisés pour développer la ville de Saint-Louis, les étudiants des trois écoles qui figurent au Top Business School de leur continent ont estimé que trois secteurs d’activités peuvent permettre d’atteindre un tel objectif.
Il s’agit d’abord de la pêche qui doit bénéficier d’investissements pour permettre la transformations et la conservation des produits, mais aussi d’une autre approche des pêcheurs qui doivent y ajouter une valeur ajoutée et rompre avec la tradition consistant à partager le fruit de leur séjour en mer avec le voisinage.
Le tourisme également doit bénéficier d’une plus grande considération par une approche plus professionnelle pour attirer les grandes tours opérateurs, selon M. Sylva, plaidant pour une plus grande valorisation du potentiel varié existant dans cette ville.
Le troisième secteur est l’agriculture qui, avec son potentiel ‘’énorme’’, doit pouvoir assurer le développement de cette zone et pourquoi pas, au-delà, permettre d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays, a-t-il indiqué.
AMD/BK
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