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Le Sénégal a procédé, hier, à l'installation de la commission interprofessionnelle pour une meilleure commercialisation de l'oignon sur le plan local et l'exportation de l'excès de production.
Optimiser les bons résultats enregistrés dans la filière oignon, c'est le souhait du ministre du commerce Amadou Niang. Il l'a exprimé, hier, lors de la cérémonie de mise sur pied de l'interprofession. Une commission chargée de faciliter les conditions de commercialisation, au niveau local, de l'oignon mais aussi de l'exportation de l'excès de production.
«La filière oignon comme d'autres filières sont en progression à travers le programme qui a été initié par le président de la République, depuis des années, qui est la Goana. Cette année, le Sénégal a exporté de l'oignon à l'Espagne. On ne peut pas atteindre un niveau d'engagement, un tel niveau de résultat sans être organisé. Nous avons pensé à travers les directives du Président que tous les acteurs doivent pouvoir se réunir et dire dans quelles conditions on va travailler sans qu'aucune catégorie ne se plaigne», soutient le ministre du commerce Amadou Niang. «Si nous nous entendons sur les conditions de la production et de la commercialisation pour dire qui vend, qui est producteur, à qui vendre et quand. Et au moment de vendre comment nous allons nous comporter par rapport au marché extérieur. Est ce qu’au moment de vente nous allons permettre que des Sénégalais importent. Si nous nous entendons sur toutes ces conditions, il n'y aura pas difficulté ni pour la production ni pour la commercialisation. Et il faudrait une entité pour s'en occuper. Et c'est l'interprofession qui va régler les questions communes».
Revenant sur la surproduction, il indique : «de 40 000 tonnes en 2003, la production est estimée, au lendemain de la campagne de commercialisation 2011 à 235 000 tonnes». Ce qui est carrément supérieure à la consommation qui est de 170 000 tonnes. Le ministre de préciser : «le chiffre d'affaires résultant est passé de 5 milliards de Fcfa en 2003 à 35 milliards en 2011».
S'adressant aux producteurs, Amadou Niang de dire, «il ne suffit pas de produire. Quand on produit beaucoup et que le prix baisse on oublie que c'est la loi de l'offre et de la demande qui a joué». D'où ses conseils à «prospecter les marchés». «Dès le démarrage de la campagne en février, il faut que l'on soit sûr que l'interprofession a ciblé les marchés. Sinon on aura surabondance et la conséquence c'est le baisse des prix. On va mettre les solutions bout en bout pour que les producteurs Sénégalais puissent agir sur des marchés différents qui expriment leurs demandes à des moments différents de l'année. Nous avons mis en place 27 magasins de stockage et nous allons en mettre en place 5 de plus».
8 Commentaires
Fall Sydney
En Novembre, 2011 (08:15 AM)Don Laye
En Novembre, 2011 (09:16 AM)Jbd
En Novembre, 2011 (09:28 AM)Producteurs
En Novembre, 2011 (10:11 AM)Nous lui remercions infiniment.
Diakhlé
En Novembre, 2011 (11:57 AM)Je me demande meme est ce que ce ne sont pas cela qui se precipitent pour bloquer les importations qui sont les vrais propietaires des espaces maraichers ou se cultive l'oignons.Bilahi senegalais bakhoul,dés que la denré importée se fait rare celle dite locale est vendu a prix d'or et on l'accepte traquillement .
Lyns
En Novembre, 2011 (15:52 PM)Mkb
En Novembre, 2011 (18:16 PM)Delondres
En Novembre, 2011 (16:47 PM)Participer à la Discussion