La douleur et la souffrance se lisent sur les visages des populations du village de Kankouyama, localité située dans la communauté rurale de Linkéring dans le département de Vélingara. Pas de perte en vies humaines, mais le feu a réduit en cendres vivres, meubles, matériel agricole et pièces d’Etat-civil.
Le village de Kankouyama fut la proie des goinfres flammes qui n’ont rien laissé après leur passage dans différentes concessions de cette localité située à la frontière entre le Sénégal et la Guinée Conakry. Cependant, il n’a pas été déploré une perte en vies humaines, mais les dégâts sont tout de même importants. Dans ce patelin peuplé de peulhs, grands agriculteurs de la zone, les populations qui ne connaissent pas la famine et avaient disposé leurs productions culturales dans leurs greniers respectifs. Ce sont ces bottes de mil, de maïs, de coton, de sorgho, de riz, de niébé… que le feu vorace a ravagé en quelques minutes, laissant ainsi les populations sans nourriture. Aussi, l’incendie ravageur a consumé des meubles, des parures, des habits et pièces d’Etat-civil, des ustensiles de cuisine, du matériel agricole dont la valeur marchande n’a pas été évaluée par les sinistrés qui versent de chaudes larmes.
A en croire Amadou Baldé, natif de ce village qui n’a rien pu sauvé durant cette rude épreuve, «le feu dévastateur s’est signalé dans une cuisine où préparait la dame Ansarou Mballo. Cette dernière avait mis de l’huile dans la marmite pendant une longue durée. Ainsi, lorsqu’elle a jeté un morceau de viande dans cette huile qui chauffait à très forte température, des étincelles ont jailli pour atteindre le toit de la cuisine. Les flammes se sont vite propagées sur toute cette petite case», a raconté notre interlocuteur qui n’en revient toujours pas de ce qui lui est arrivé. Ainsi, avec l’effet du vent violent qui souffle actuellement dans la zone sud du pays, l’incendie a gagné la totalité des concessions de cette bourgade située dans la communauté rurale de Linkéring. Il ne reste que moins d’une dizaine de cases qui ont pu échapper au coup de force imposé par le feu famélique. L’incendie a surpris tout le monde aux environs de midi, période à laquelle aucun homme n’était dans le village. Ils avaient vogué à leurs occupations, soit en brousse, soit dans les autres villages. Ce qui a fait que les quelques femmes qui préparaient le déjeuner n’ont pas pu résister à la chaleur pour sortir le plus petit torchon. A l’heure actuelle, les populations sinistrées demandent un soutien auprès des autorités, des bonnes volontés et des Ong de la place pour avoir de la nourriture et des vêtements pour les enfants, surtout les écoliers dont toutes les fournitures scolaires sont réduites en cendres.
Signalons que ce genre d’incendie provoqué par l’inadvertance des femmes du Fouladou qui préparent des mets à base d’huile cause plusieurs dégâts matériels par an.
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