
A en croire Balla Moussa Daffé, ‘nous sommes en train d’assister aux derniers soubresauts d’une guerre qui n’a plus de soubassement idéologique’. C’est, selon lui, ‘une lutte pour le profil et pour le seul bien matériel. Cela est l’œuvre de quelques éléments incontrôlés du Mfdc qui reste malheureusement très divisé. Et c’est d’ailleurs à ce niveau que réside la problématique réelle de cette recherche de la paix en Casamance. Parce que, pour pouvoir discuter avec l’Etat, il faut une unité du Mfdc. Mais on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi. Il y a une division fratricide entre les différentes branches du Mfdc. Il n’y a plus de tête comme le fut l’abbé Diamacoune Senghor. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les éléments du maquis ne se sentent pas liés par une autorité politique’, estime Balla Moussa Daffé.
Face à cette situation, poursuit le maire de Sédhiou, il faut ce genre d’initiatives prises par le Malao pour aller vers une paix définitive en Casamance. Parce que, pour lui, tant que les armes continuent de circuler dans cette région méridionale du Sénégal, les chances d’une paix durable resteront hypothéquées. ‘Si des brigands, des bandits de grand chemin continuent de faire circuler les armes ici, l’espoir de paix est reculé pour longtemps encore. Nous serons en permanence dans une sorte de guérilla qui fera en sorte que la paix ne revienne jamais en Casamance’.
0 Commentaires
Participer à la Discussion