Les alliances contre nature ne gênent nullement le Parti « Rewmi » de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck. Il compte, lors des prochaines élections locales, sceller des alliances tous azimuts avec tout parti politique ou organisation de la société civile qui le désire. Le Parti Rewmi qui ira en coalition avec les mêmes formations politiques qui ont porté la candidature du maire de Thiès lors de la présidentielle du 25 février dernier pourrait, par exemple, s’allier avec le Parti démocratique Sénégalais (Pds) à Mbour et briguer les suffrages des populations de Rufisque en alliance avec le Front « Siggil » Sénégal. « Nous sommes ouvert à des alliances sans exclusive. Si à la base des militants de Rewmi peuvent négocier avec des militants du Pds pour former une liste dans leurs intérêts, nous n’y voyons pas d’inconvénients et ailleurs être avec le front « Siggil » Sénégal, il n’y a pas de péril en la demeure », a déclaré le secrétaire politique du Parti du maire de Thiès, Idrissa Seck. L’ancien ministre de la Pêche sous le régime libéral a expliqué que compte tenu de la nature des élections locales, toute sorte d’alliance peut être nouée. L’essentiel selon lui, c’est que cela permette « le contrôle du pouvoir local ».
Interpellé largement sur ce qui pourrait être considéré du « yoyo politique » du Parti Rewmi qui tantôt est avec le pouvoir, tantôt avec l’opposition, Pape Diouf a rétorqué que « les alliances, c’est un problème de confiance. Ceux qui nous font confiance iront avec nous et ceux qui ne nous feront pas confiance iront avec d’autres c’est tout. Je n’ai pas entendu de leader politique s’exprimer de façon claire pour dire qu’il ne veut pas s’allier avec nous. Au niveau de la base, il y a déjà des sollicitations persistantes de beaucoup de partis que cela soit du parti au pouvoir ou d’autres ».
« Les urnes diront comment nous sommes appréciés »
Les responsables du Parti Rewmi ne semblent pas se faire de souci quant à leur cote de popularité. « Les urnes vont parler et diront comment les Sénégalais nous apprécient. Personne aujourd’hui ne peut dire ce que nous représentons, et même les autres sont dans la même situation. Il y a des élections qui se sont passées, est ce que c’est suffisant comme référence pour mesurer ce qui va se passer demain. Les élections locales sont différentes de tout autre type d’élections. Il pourrait y avoir beaucoup de surprise », a avancé le maire de Bambey.
Après six mois d’hibernation politique « volontaire », le Parti Rewmi est en train de réchauffer sa batterie électorale. Après avoir décidé de remettre en scelle la coalition qui a porté la candidature de son président et maire de Thiès, Idrissa Seck lors de l’élection présidentielle, les responsables de partis ont décidé de sonner la mobilisation. Dès cette semaine, a révélé Pape Diouf, ils vont procéder à la mise en place de la coalition qui va les mener aux élections locales. Elle comprend pour l’instant trois partis dont le Rewmi, l’Union des forces nouvelles (Ufn), le Rdr. Il a ajouté qu’ils sont en pourparlers avec deux formations politiques qui pourraient intégrer sous peu leur coalition.
Dans la même semaine, a-t-il signalé, le directoire de campagne sera installé. Cette structure va entrer en action à partir du 16 février prochain lors d’une grande mobilisation qui se tiendra à Dakar et qui va marquer le début d’une série de tournées à l’intérieur du pays. Ces membres du directoire qui vont sillonner le pays vont vulgariser la directive du secrétariat national. Ils vont faire en sorte que tous les militants soient au même niveau d’informations.
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