Les travailleurs de l’entreprise Egabat du plan Jaxaay ne sont pas du tout contents. Ils sont restés deux mois sans percevoir leurs salaires. Ces ouvriers sont en grève depuis quelques semaines.
C’est un cri de colère qu’ont lancé quelques ouvriers de l’entreprise Egabat, qui officie dans la construction de bâtiments. Ces derniers disent être restés deux mois sans percevoir leurs pécules. Ils étaient trois à venir nous parler de leur galère, mais disent être plus d’une quarantaine à être dans une pareille situation et travaillent pour la construction de 150 logements pour le plan Jaxaay. Egabat est une entreprise de construction de bâtiments, qui travaille pour la construction de logements pour le plan Jaxaay. Selon Adiouma Dione, l’un des ouvriers, la patronne de l’entreprise avait promis de leur payer les salaires,à la veille de la Tabaski. Mais, jusqu’à présent, ils n’ont pas encore vu la couleur de l’argent. «Il y a certains qui habitent en Casamance et d’autres à Tambacounda et, ils n’ont pas pu passer la fête de la Tabaski chez eux», lance-t-il.
Ces quelques travailleurs déplorent l’attitude de la directrice. Pour eux, celle-ci se perd dans des contradictions. «Elle nous avait dit, au début, que l’argent est disponible à la banque et qu’il ne reste qu’à aller le retirer. Mais, aujourd’hui, elle est venue pour nous dire qu’il n’y a plus d’argent. Ce n’est pas vrai», claironne Ndiogou Sèye. Cependant, ces travailleurs disent être très déterminés à aller jusqu’au bout pour rentrer dans leurs fonds. «Nous ne sommes pas prêts à prendre les avances que la directrice nous a proposées. Nous voulons tout notre argent», indiquent-ils.
Jointe au téléphone, Mme Ndiaye, la directrice de l’entreprise avance le contraire. Pour elle, il n’y a pas dans son entreprise un travailleur qui se plaint d’arriérés de salaires. «J’ai plus de 300 employés et à ma connaissance, il n’y a pas un seul employé qui n’a pas reçu son salaire. Ces employés ont des responsables et c’est avec ces derniers que je négocie, directement», se justifie-t-elle. Toutefois, Mme Ndiaye ne veut pas aller plus loin dans cette affaire. D’ailleurs, elle a refusé de décoder le sigle de son entreprise Egabat.
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