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C’est le 05 avril prochain que les dernières listes pour les législatives devront être déposées. Mais d’ores et déjà, la formation politique du président de la République se fixe comme tâches principales : le resserrement des rangs et la reconquête de Thiès. Là-dessus, Ousmane Masseck Ndiaye directeur des structures du Pds, pense que son parti est prêt et qu’il est sûr d’obtenir «une majorité confortable» à l’Assemblée nationale. «Nous sommes forts, nous sommes un grand parti et c’est plutôt l’opposition qui doit se faire des soucis», affirme-t-il. Avant d’ajouter que son parti sera fin prêt avant la date butoir du 05 avril. Interrogé sur les dissensions qui risquent de renaître à l’occasion d’une nouvelle «querelle des investitures», le directeur des structures libérales souligne qu’actuellement, aucune réunion n’est prévue pour se pencher sur une «éventuelle nouvelle liste». Masseck Ndiaye se montre optimiste quant à de nouvelles retrouvailles de tous les camarades du Pds, au lendemain de la victoire de leur candidat à la présidentielle.
Wade à la rescousse
Mais, malgré cette bonne profession de foi, force est de constater que les signes d’une nouvelle fronde au sein du Pds sont réelles. Avec des voix qui s’élèvent, réclamant la «potence» pour les «responsables libéraux tocards» de Thiès. Sans oublier d’autres «frondeurs» qui plaident pour la confection de nouvelles listes pour les législatives. Autant d’incertitudes qui poussent un autre haut responsable du Pds à affirmer que seul l’arbitrage du président de la République pourra permettre à son parti d’éviter l’implosion. Autrement dit, le président de la République pourrait prendre une part active aux prochaines législatives. En fédérant toutes les forces du «Sopi» autour de sa personne. Mais également, en prenant à bras le corps le «cas» de Thiès, où son parti risque de subir une nouvelle raclée électorale, face au camp de Idrissa Seck. Si Wade acceptait la requête de certains responsables libéraux, ce serait probablement la chamade des derniers mohicans du «Sopi».
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