C'est un cinglant revers qu'a essuyé le jeune Makhtar Tall, journaliste, qui poursuivait son ancien patron, Ndiogou Wack Seck, pour des faits de diffamation. Tout est parti de la publication sur internet, d'un article particulièrement injurieux, d'une rare grossièreté à l'endroit de l'ancien Directeur de publication du journal Il est midi.
A la lecture de ce brûlot, Ndiogou Wack Seck, fort indigné, soupçonne qu'il a été écrit par un membre de sa rédaction, eu égard à certaines considérations que seuls des membres ou proches de Il est midi pouvaient connaître. Parmi les suspects, Makhtar Tall était en première ligne. Pour s'en assurer donc, Ndiogou se rend au domicile de Makhtar Tall, en compagnie de quelques témoins. Interrogé, le jeune journaliste nie être l'auteur de l'article en question, et Ndiogou fut obligé de prendre congé en lui donnant acte. Mais quelques semaines plus tard, quelle ne fut sa surprise lorsqu'il reçut une citation à comparaître devant le tribunal, pour y répondre de faits de diffamation.
A la barre, l'accusateur a été incapable de prouver ses allégations, surtout que tous ses témoins ont carrément pris le contre-pied de ses déclarations. Résultat, le tribunal a débouté Makhtar Tall en jugeant sa requête infondée. A l'issue du verdict, ses avocats ont promis d'interjeter appel, car la décision du tribunal les satisfait pas. De leur côté, les proches de Ndiogou crient victoire, tandis que l'intéressé, se disant très touché par la « trahison » de son ancien collaborateur, promet pour sa part de porter plainte contre ce dernier, pour « citation abusive, dénonciation calomnieuse, diffamation et injures publiques. A l'en croire, en effet, Makhtar Tall aurait inondé le net et certains journaux d'articles très insultants contre lui, alors que c'est grâce lui qu'il est devenu journaliste.
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