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Dakar étant une spécificité, le gouverneur de la région vient de prendre l’arrêté créant les points de vente de moutons de Tabaski. Ils sont au nombre de trente-neuf, dont vingt-quatre à normaliser. C’est-à-dire avec toutes les commodités liées à l’éclairage, à l’adduction d’eau et à la subvention des aliments de bétail et à la sécurité. Une mesure parmi tant d’autres qui ont valu satisfaction aux autorités. ‘Les mesures de l’année dernière sont reconduites, et voire renforcées’, renseigne le directeur de l’Elevage qui tenait hier un point de presse à cet effet. A en croire le docteur Mamadou Ousseynou Sakho, le bilan de la dernière Tabaski est marqué par les bonnes conditions d’approvisionnement du marché avec des mesures qui ont permis d’obtenir un très bon niveau d’approvisionnement du marché. Et rien que pour la région de Dakar, le cumul des entrées s’est chiffré à plus de 230 mille moutons.
Entouré de ses proches collaborateurs, le directeur de l’Elevage a rappelé les ‘bonnes conditions d’approvisionnement du marché en moutons’. Il s’agit, entre autres mesures, de l’aménagement de quinze points de vente dans la région de Dakar, la mise en place au niveau des points de vente normalisés et des zones d’attente d’un stock d’aliments de bétail subventionnés. A cela s’ajoutent la suspension des droits et taxes sur les moutons et la facilitation de la circulation des animaux le long des axes de convoyage, mais aussi l’octroi d’un crédit aux éleveurs pour la commercialisation des moutons. Toutes choses qui ont permis aux autorités, d’après docteur Sakho, de faire face à la demande globale. Une demande estimée à 670 mille moutons et couverte à plus de 80 % par l’offre nationale. Le gap, d’après la direction de l’Elevage, étant comblé par les importations en provenance essentiellement des pays voisins comme le Mali et la Mauritanie. Des importations qui, croient savoir les services de l’Elevage, jouent un rôle important dans la stabilisation des prix.
Au sujet de l’octroi des crédits aux éleveurs, le docteur Mamadou Ousseynou Sakho, après avoir rappelé qu’un volume de crédit d’un montant global de 480 millions de francs Cfa a été octroyé l’année dernière par les institutions financières pour la commercialisation des moutons, en appelle au respect des engagements. C’est pour dénoncer le laxisme des acteurs de la région de Dakar qui, avec un taux de remboursement de 8 à 9 %, traînent toujours les pieds dans le remboursement des crédits de l’année dernière. Ce qui oblige les institutions financières à ériger les garanties bancaires au rang des critères d’accès aux financements.
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