Aps – Le ministre de la Justice, Madické Niang, a rejeté la restauration de la pine de mort préconisée par des sénateurs comme solution au problème de viol, affirmant qu’avec les instruments juridiques, « la sévérité est déjà de rigueur ».
« Je pense pas que cela soit la solution peut-être que la peine de mort a une fonction dissuasive ». Mais ce n’est pas cela (la solution). Déjà avec les instruments juridiques, la sévérité est de rigueur. Dix ans de prison ou au-delà de dix ans de prison dans les cas de viol, nous arrivons à régler le problème’’, a dit M. Niang interrogé par Radio Sénégal en marge de l’examen du budget de son département par le Sénat.
Madické Niang a indiqué que les viols de jeunes filles sont des « choses inacceptables », avant de rappeler : « j’ai signé une circulaire récemment pour demander à tous mes procureurs de faire appel à chaque fois que la peine reflète pas la réalité, la réalité de faits mais aussi la réalité de l’application du droit ».
Déjà dans le cadre de la gestion des affaires de viol, a-t-il poursuivi, le législateur a prévu des peines sévères. « Nous avons une fourchette de 5 ans, nous avons une fourchette qui va au-delà de cinq ans, nous avons une fourchette qui va jusqu’à dix ans. Pour dire que nous avons prévu cela et prévoyant cela nous sommes presque dans une dynamique de criminalisation », a-t-il fait savoir.
Le ministre de la justice a en outre souligné qu’on peut « criminaliser » le viol, appelant à tenir compte du fait que « la gestion de ces affaires nous interpellent tous ».