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Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action national de lutte contre la traite des personnes, la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP) a organisé, ce mardi, un atelier de formation à Saint-Louis. Cette rencontre a mis l’accent sur les techniques d’audition des mineurs, une démarche essentielle pour renforcer la protection des enfants victimes de ce fléau.
Modi Ndiaye, secrétaire permanent de la CNLTP, a rappelé l’engagement du gouvernement sénégalais à travers la mise en place d’un plan d’action articulé autour de quatre principes fondamentaux : prévention, protection des victimes, poursuite des criminels et partenariat. « La traite des personnes et le trafic illicite des migrants sont des formes de criminalité particulières qui ciblent les êtres humains, notamment les plus vulnérables, parmi lesquels les enfants », a-t-il expliqué.
Saint-Louis, en tant que ville historique et carrefour migratoire, est particulièrement concernée par ce problème. Selon Modi Ndiaye, « le nombre croissant d'enfants potentiellement victimes de traite attire notre attention. Il est essentiel de distinguer les différentes formes d'exploitation pour mieux lutter contre ce fléau ».
L’exploitation des enfants prend plusieurs formes, notamment la mendicité forcée, le travail dans les marchés, l'agriculture, la pêche ou encore le travail domestique. « Certains criminels utilisent les enfants, car ils sont plus faciles à manipuler et moins coûteux. C'est ce que l'on appelle l'esclavage moderne », a déploré le responsable de la CNLTP.
La cellule nationale travaille en collaboration avec des experts de l'Union européenne et d'autres partenaires pour affiner les stratégies de lutte contre ces abus. Il est primordial que l'ensemble des acteurs de la chaîne pénale s'implique afin d'assurer une protection efficace aux enfants du Sénégal.
L'objectif principal demeure le retrait des enfants de ces situations inacceptables et leur protection au même titre que dans les autres pays. « Nous mettons en œuvre toutes les actions possibles pour qu'ils puissent retrouver leur place, loin de l'exploitation et de la marchandisation des êtres humains », a conclu Modi Ndiaye.
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