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La coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) déroule sa campagne électorale et ne manque pas de stratégies pour convaincre les électeurs sénégalais sur la nécessité d’avoir une majorité parlementaire pour un régime présidentiel. En effet, elle a organisé, ce lundi 25 juillet 2022, une conférence publique sur le bilan de la 13ème législature et les perspectives pour la prochaine législature. Cette grande rencontre, qui s’est tenue dans l’après-midi au siège national de Bby à Dakar, a été animée par l’ancien député Abdou Fall, par ailleurs, membre du secrétariat national de l’Apr, le député Seydou Diouf et lA député Juliette Zenga. Elle a été modérée par le Directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), Pape Mahawa Diouf, par ailleurs, coordonnateur du pôle communication de BBY.
« Les missions de l’Assemblée nationale et le rôle du député dans une république et dans une démocratie, deux choses essentielles »
Abdou Fall, dans son intervention sur le contrat de législature en termes de bilan et de perspectives, est revenu sur les missions de l’Assemblée nationale et le rôle du député dans une république et dans une démocratie, qui sont, pour lui, deux choses essentielles.
Selon l’ancien parlementaire, une majorité politique dans un régime présidentiel est faite pour « accompagner le Président et son gouvernement dans la traduction de ses objectifs et ambitions politiques en projets qu’il soumet au vote du parlement et également définir les moyens par le vote budgétaire afin que le gouvernement mette en œuvre les différents projets qui structurent sa vision et qui structurent son programme ». A ce titre, il renseigne que le premier devoir du député de la majorité est un devoir de « loyauté vis-à-vis de l’exécutif ».
« Un député a un double devoir de loyauté »
A l’en croire, « un député a un double devoir de loyauté ; loyauté par rapport à la majorité et loyauté vis-à-vis des citoyens, pour jouer le rôle d’interface entre la décision politique et les attentes citoyennes ».
« L’Assemblée nationale a noté des progrès importants ces 20 dernières années »
Abdou Fall a, par ailleurs, avoué que l’Assemblée nationale du Sénégal a connu des « progrès extrêmement importants » ces 20 dernières années. En tant que député de l’opposition à l’époque (Parti socialiste), il révèle que « le premier grand combat qu’il a eu à gagner avec ses camarades, c’est d’obtenir le fait que le député soit associé en amont à la définition des orientations du budget ». Un acquis qui, pour lui, a été « une très grande avancée » dans la démocratie parlementaire.
Autres avancées non moins importantes que l’ancien député dit avoir obtenu avec ses collègues à l’Assemblée nationale après la première alternance politique au Sénégal, ce sont « les questions au gouvernement » ; le « système de traduction simultanée » pour permettre aux députés non alphabétisés de comprendre les débats dans sa langue maternelle afin d’y participer ; le « recrutement des assistants parlementaires » qui sont au service du député dans chaque domaine où il y a une loi à voter ; et enfin, « les grandes lois structurantes » qui ont été votées lors des dernières législatures.
Plus de 150 lois ont été votées sous la 13ème législature
L’honorable député Seydou Diouf, quant à lui, a dressé le bilan de la 13ème législature et les perspectives pour la prochaine législature qui sera mise en place. Ainsi, après avoir rappelé que le Sénégal est dans un régime politique (régime présidentiel) d’où la nécessité pour un président de la République d’avoir une majorité parlementaire afin qu’il puisse mettre en œuvre sa politique, l’actuel président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale a fait le bilan de la 13ème législature à partir des quatre fonctions constitutionnelles dévolues à l’hémicycle. Il s'agit de la fonction de représentation, la fonction législative, la fonction de contrôle, entre autres.
Pour la fonction de représentation, l’honorable député renseigne qu’en termes de bilan, la 13ème législature s’est caractérisée par la mise en place de réseaux parlementaires sur des domaines spécifiques tels que la sécurité routière, entre autres, et la mise en place de commissions permanentes.
Sur la fonction législative, Seydou Diouf a souligné que l’Assemblée nationale, sous la 13ème législature, a voté 153 lois sur tous les domaines de vie sociale au Sénégal. En termes de perspectives pour améliorer cette fonction législative, il estime qu’il faut une culture de l’évaluation des lois que l’Assemblée vote. A cela, il ajoute qu’il faut aussi un temps législatif programmé pour que le texte de loi puisse être examiné en commission pour que sur les différents articles les députés puissent avoir l’ensemble des propositions. Il estime également qu’il faut ouvrir les discussions en commission à la presse, entre autres.
La fonction de contrôle, quant à elle, a permis d’avoir plusieurs leviers à l’Assemblée nationale, à savoir : le mécanisme de questions au gouvernement, les outils de mission d’information et de commission d’enquête parlementaire. Et sous cette 13ème législature, il soutient que l’ensemble de ces leviers ont été utilisés, notamment dans l’affaire des 94 milliards et la gestion des inondations.
Toujours sur les points d’amélioration, le parlementaire renseigne que dans la réforme du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés ont introduit un mécanisme qui leur permet de prendre en charge la nouvelle mission constitutionnelle qui est l’évaluation des politiques publiques, à travers une proposition de mettre en place aux côtés des commissions d’un comité chargé de l’évaluation des politiques publiques. Il s’agit ici, d’un comité qui regrouperait à la fois des députés de la majorité et de l’opposition et qui serait présidé par un vice-président de l’Assemblée nationale mais qui aurait en son sein l’ensemble des présidents de commission.
La nécessité de mettre en place une cellule d’analyse et d’expertise
Le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale estime que tous ces chantiers ne pourront être mis en œuvre que « si nous renforçons les capacités techniques de l’hémicycle ». Selon lui, en plus du recrutement des 16 assistants parlementaires qui sont déjà opérationnels, il faut également mettre en place une cellule d’analyse et d’expertise.
Pour rappel, Abdou Fall a brigué trois mandats de député (de 1998 à 2010) à l’Assemblée nationale. Il a été deux fois président du groupe parlementaire de l’opposition et de la majorité. Abdou Fall a été également le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale de 2007 à 2010.
12 Commentaires
Me
En Juillet, 2022 (10:08 AM)Bo
En Juillet, 2022 (10:22 AM)Wakhe_deugueu
En Juillet, 2022 (10:40 AM)Frac
En Juillet, 2022 (11:13 AM)votre majorité avait insulté le peuple pour l'impunité, l'arrogance, et surtout du fait que vous na'aviez aucune considération pour le peuple.
Les années passées le peuple vous a donné la majorité pour en vous faisant confiance et vous avez deçu. maintenant nous sénégalais nous allons plus jamais donner la majorité parlementaire au parti au pouvoir.
Abdou FALL, on se connait tu as toujours théorisé la redistribution du revenu par le changement de pouvoir, rappelle toi à l'ENEA et cette théorie est purement opportuniste et le savait et c'est pour cela que tu as crée ton parti et nous étions les 1er militant
Macky Sall Dehors
En Juillet, 2022 (12:12 PM)ON NE PEUT PAS VOUS ACCORDER UNE TROISIEME CHANCE, DJIKOK BOROM PAKHE.
VOUS NE MERITEZ MÊME PAS DE TERMINER VOS MANDATS, MAIS VU QU'ON EST EN DEMOCRATIE,NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX.
Pap
En Juillet, 2022 (18:07 PM)Participer à la Discussion