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De notre correspondant à Séoul,
Selon les chiffres officiels de la police sud-coréenne, en moyenne 12 personnes sont arrêtées chaque jour pour avoir filmé des dessous féminins dans des lieux publics. Ces arrestations ont été multipliées par quatre depuis quatre ans, et le problème est considéré comme suffisamment grave pour que la police décide de créer une unité spéciale, qui tous les jours patrouille le métro de Séoul pour poursuivre les «pervers aux smartphones».
A la télévision, des reportages mettent en garde les Coréennes contre les techniques utilisées par ces voyeurs. Par exemple, alors que la mode ici est aux mini-jupes de plus en plus courtes, une technique courante consiste à utiliser la fonction caméra d’un smartphone pour prendre discrètement des photos sous les jupes dans les escalators du métro.
La Corée du Sud, qui affiche le plus fort taux de pénétration des smartphones de la planète, est aussi l’un des rares pays au monde où la loi oblige les téléphones à émettre un « clic » très sonore quand ils prennent une photo, pour prévenir l’entourage… et éviter ce genre d’abus.
Mais les voyeurs high tech ont trouvé la parade…
On peut désormais trouver dans le commerce des caméras miniaturisées à l’extrême, qui peuvent se cacher des caméras sur des boutons de veste, au bout d’une chaussure, sur la pointe d’un stylo, ou sur une montre…
Interviewé dans le quotidien Joongang Ilbo, l’un de ces voyeurs friands de hautes technologies explique qu’il cache par exemple ses mini-caméras dans les toilettes publiques… Il revend ensuite ces photos volées sur des sites internet. « Ce sont des gens normaux qui font ça, pour évacuer leur frustration. Je sais que c’est un crime, mais c’est très difficile de m’en empêcher », a-t-il même déclaré au journal.
Selon la police, le plus grand nombre de voyeurs pris sur le fait sont des employés de bureau. En mai, un professeur de l’une des meilleures universités du pays a été arrêté alors qu’il filmait sous la jupe d’une passante…
La vaine traque policière
Le gouvernement sud-coréen essaie d’empêcher le commerce en ligne de ces photos. Ces sites web illégaux, qui sont hébergés sur des serveurs situés à l’étranger, sont bloqués par la cyber police sud-coréenne. Mais à chaque nouveau blocage ils se contentent de changer d’adresse.
Le plus connu de ces sites porno compte un nombre de membres inscrits estimé à un million de personnes, et il existe depuis 14 ans ! Ces photos ou films volés dans les lieux publics se revendent ainsi en ligne pour quelques centimes d’euros. La plus grande prudence est donc recommandée aux femmes qui, un jour, prendrez le métro de Séoul !
3 Commentaires
Jokko
En Novembre, 2013 (22:20 PM)Reply_author
En Septembre, 2024 (09:01 AM)Reply_author
En Septembre, 2024 (09:01 AM)Journalistes?
En Novembre, 2013 (23:14 PM)Boy Moscou
En Novembre, 2013 (00:39 AM)Participer à la Discussion