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Cicodev espère que cette réforme annoncée par Macky Sall permettra de sécuriser définitivement les terres des paysans. « Concrètement, cette position du chef de l’Etat signifie qu’il ne sera désormais, plus possible, à un investisseur (national comme étranger), à un promoteur immobilier, à une élite politique ou encore à un chef religieux, de se voir affecter un titre foncier sur les terres agricoles en milieu rural », se réjouit Cicodev.
Avec cette réforme, l’Ong est déjà sûre que non seulement le paysan ne sera plus dépossédé définitivement de ses terres, mais si cela devait arriver pour cause d’utilité publique, la compensation serait au moins juste. « Avec cette instruction, le Président semble ainsi entendre l’appel des communautés rurales suites aux multiples cas de conflits fonciers dont le plus emblématique est sans doute, l’affaire Ndengler. Le foncier traduit notre identité culturelle acquise au fil de notre existence », rappelle Cicodev.
Kanouté et Cie restent également convaincus que cette décision est plus cohérente au vu des ambitions de souveraineté alimentaire affichées par le chef de l’Etat. Ainsi, ils demandent à Macky Sall de « remettre sur la table la question de la réforme foncière dans sa globalité en se référant au document de politique foncière qui lui a été soumis par la Commission Nationale de Réforme Foncière (CNRF) en novembre 2017 ».
Avec une telle approche, argue Cicodev, le pays trouvera des solutions concrètes, exhaustives mais aussi consensuelles gages d’une gouvernance foncière, à la fois pacifique, transparente et porteuse d’un développement socio-économique.
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