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Il urge de mettre fin aux mutilations génitales féminines (MGF), plaide le directeur pays de l'ONG ActionAid.
Au cours d'une formation organisée à l'intention des députés de la Commission jeunesse éducation sport et loisirs de l'Assemblée nationale, dans le cadre du projet "The Girl Génération Africa Lead Mouvement" (TGG-ALM), Zakaria Sambakhé a explique aux parlementaires que les MGF sont "une pratique néfaste reconnue comme étant une violation des droits humains et des libertés fondamentales des filles et des femmes".
Bien que le Sénégal dispose depuis plus de 20 ans d'une loi 99-05 interdisant les MGF, les chiffres font toujours froid dans le dos. "Près du tiers des femmes sont excisées au Sénégal. Dans certaines régions du Sud, elles le sont quasiment toutes. Dans le milieu rural, les parents continuent cette pratique en cachette et les associations peinent à changer les mentalités. Si l'on peut se réjouir de voir la pratique reculer, il est cependant inquiétant de noter la stabilité du taux de pratique de l'excision au Sénégal, taux national qui stagne autour de 25 % depuis presque une décennie, 34 % dans le milieu rural, 22 % dans le milieu urbain", explique Zakaria Sambakhé, directeur Pays d'ActionAid.
Dans un contexte où cette pratique est considérée comme une norme sociale composant des questions identitaires et culturelles, le député Serigne Abo Mbacké Thiam, vice-président de la Commission jeunesse éducation sport et loisirs, assure qu'il faut beaucoup communiquer avec ceux qui la pratiquent afin d'arriver à son abandon.
Il assure : "C'est un phénomène que nous vivons et des filles et des femmes en souffrent. La loi semble obsolète. En tant que parlementaires, nous allons porter le plaidoyer pour qu'on arrive à son abandon. Il faut sensibiliser et beaucoup communiquer. Il faut parler avec eux et ne pas les voir comme des criminels. Il faut discuter avec ceux qui la pratiquent afin qu'ils comprennent qu'il y a des conséquences dangereuses dans cette pratique pour les femmes et les filles."
D’ailleurs, ActionAid estime qu'il faudra investir dans l'éducation des filles et renforcer le pouvoir économique et politique des femmes. Mais aussi favoriser l'autonomisation des femmes et des filles et lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Les députés de la Commission jeunesse éducation sport et loisirs comptent porter le plaidoyer pour son abandon.
1 Commentaires
Poulloh
En Juillet, 2023 (16:19 PM)Bayilene thiaxane te baaye sunu thiossane
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